Avec sa culture populaire, son imaginaire prolixe et son alchimie verbale, Michel Audiard a bouleversé le cinéma des années 1950 et 1960… Aux côtés de son mentor et ami Jean Gabin, de son complice en écriture Albert Simonin, de ses acteurs fétiches, Bernard Blier, Lino Ventura et Michel Serrault, on retrouve sa verve et son sens inné de la répartie, qui reflètent à eux seuls tout l'esprit du peuple et de la langue française. De l'élégance à la gouaille, du cynisme à la tendresse, il faisait parler les mots comme personne. Entre les expressions qu'il chapardait sur les zincs des bistrots pour mieux les ciseler et sa connaissance encyclopédique de la culture française, il a su créer un style unique et se situe, comme Prévert ou Jeanson, dans la lignée des plus grands dialoguistes du cinéma français.

Disparu il y a trente ans, Michel Audiard, ciseleur de dialogues hors pair, se dévoile dans ce film documentaire riche en archives et en témoignages, dont celui de son fils, le cinéaste Jacques Audiard.


Michel Audiard, né à Paris en 1920 et mort en 1985, est un dialoguiste, scénariste et réalisateur français, également écrivain et chroniqueur de presse. S'inspirant de la gouaille du peuple parisien, les dialogues de Michel Audiard constituent l'un des meilleurs témoignages de l'irrévérence détachée propre aux années 1960. Il est le père du scénariste et réalisateur Jacques Audiard. Passionné très jeune de littérature et de cinéma, Michel Audiard se forge une solide culture en lisant notamment Rimbaud, Proust et Céline et découvre les dialogues de Jeanson et de Prévert. En 1949, le réalisateur André Hunebelle le fait entrer dans le monde du cinéma. En 1955, grâce à Gilles Grangier, il rencontre Jean Gabin à qui il propose le scénario de Gas-oil. Ainsi commence une collaboration de sept ans et 17 films, dont plusieurs grands succès,  Les Grandes Familles, Les Vieux de la vieille, Le Baron de l'écluse, Un singe en hiver, La cave se rebiffe, Babette s'en va-t-en guerre, Un taxi pour TobroukMichel Audiard est à présent un scénariste populaire, ce qui lui attire les foudres des jeunes cinéastes de la Nouvelle Vague pour lesquels il symbolise le « cinéma de papa ». En 1963, il écrit pour Jean-Paul Belmondo, 100 000 dollars au soleil d'Henri Verneuil et toute une équipe d’acteurs talentueux, dont Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Jean Lefebvre. C'est l'époque des Tontons flingueurs et des Barbouzes de Georges Lautner. En 1966, il entame une carrière de réalisateur et tourne des films dont les titres sont parmi les plus longs du cinéma français : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause !, Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. En 1975, il est durement touché par la nouvelle de la mort de son fils François, tué dans un accident de voiture. Il en conservera une profonde tristesse qui donnera désormais à son œuvre une tonalité plus sombre : Garde à vue et Mortelle Randonnée, de Claude Miller, même s’il continue par ailleurs à participer à de gros succès populaires, Le Grand Escogriffe, Tendre Poulet, Le Guignolo, Le Professionnel, Canicule. Il obtient la reconnaissance de ses pairs en remportant le César du meilleur scénario en 1982 pour Garde à vue.


Retrouvez en cliquant ici d'autres films écrits et/ou réalisés par Michel Audiard disponibles en DVD dans les médiathèques.


Retrouvez " au fil du parcours... " d'autres films écrits et/ou réalisés par Michel Audiard.


En cours de chargement ...
Ce film est accessible pour un public entre 12 et 99 ans.