Lorsque sa mère meurt d’une overdose, la petite Jeliza-Rose part s’installer dans une vieille ferme avec son père, Noah, un rocker héroïnomane qui a connu des jours meilleurs. Afin d’échapper à la solitude de sa nouvelle maison, Jeliza-Rose s’évade dans un monde imaginaire. Pour lui tenir compagnie, Jeliza-Rose n’a que les têtes de quatre poupées qui ont perdu leur corps... jusqu’à ce qu’elle rencontre Dickens, un jeune homme ayant l’esprit d’un garçon de dix ans. Vêtu d’une combinaison de plongée, il passe son temps caché dans une carcasse d’autocar, son "sous-marin", attendant de capturer le requin géant qui habite sur la voie ferrée. Dickens a une grande sœur, Dell, une sorte de fantôme vêtu de noir qui se dissimule constamment sous un voile d’apiculteur. Pour Jeliza-Rose, le voyage ne fait que commencer...

Conte gothique aux images sublimes, à la mise en scène audacieuse et aux éclairs de poésie qui ne masquent pas un sentiment de malaise.

Terry Gilliam plonge de plain-pied dans le monde de l'enfance en adaptant un roman totalement du point de vue d'une fillette. Les rencontres et mésaventures de cette petite orpheline à l'imagination très active sont l'occasion d'une nouvelle fantasmagorie du maître. Terry Gilliam, réalisateur fou et génial de Brazil et de L'Armée des douze singes entre autres films fantastiques, affectionne les univers psychédéliques et les personnages déglingués. Avec Tideland, il renoue explicitement avec l'univers de l'enfance qu'il avait abordé de front dans Les Aventures du baron de Münchausen et de biais dans Les Frères Grimm. Le no man's land dans lequel évolue la petite héroïne devient terrain de jeu, décor d'un conte de fées cauchemardesque. Toujours adepte des plans cassés qui déforment le réel, Terry Gilliam n'a rien perdu de la pâte visuelle qui a fait son style, ce surréalisme onirique, sombre et déjanté.  L'Annuel du cinéma 2007

En 1969, après avoir débuté une carrière de dessinateur, Terry Gilliam est invité à rejoindre la troupe comique des Monty Python. Commence alors une grande aventure dans le domaine de l'absurde pour le seul Américain de la bande, que ce soit à la télévision avec des programmes particulièrement populaires, ou au cinéma avec des films désormais cultes comme Monty Python, sacré Graal (1975) ou Monty Python, le sens de la vie (1983). En 1977, Terry Gilliam se lance seul dans la réalisation avec un premier long métrage intitulé Jabberwocky, qui dévoile déjà la facette fantaisiste et hors-norme du cinéaste. Il enchaîne avec Bandits, bandits (1981) et surtout Brazil (1985), une œuvre visionnaire que beaucoup considèrent comme son plus grand film. Ses longs métrages suivants restent empreints de fantastique comme en témoignent Les Aventures du baron de Münchausen (1988), la fable contemporaine Fisher king / le roi pêcheur (1991) et le futuriste L'Armée des 12 singes (1995). Retour à la réalité avec Las Vegas parano (1998), l'adaptation déjantée du roman de Hunter S. Thompson, une épopée à la fois comique et horrible emmenée par Johnny Depp et Benicio Del Toro. En 2001, Terry Gilliam débute le tournage de L'Homme qui tua Don Quichotte, avec Jean Rochefort et Johnny Depp. Mais les pépins les plus divers s'accumulent sur le plateau à tel point que le projet tombe à l'eau après seulement quelques jours de prises de vues. Deux ans plus tard sortira en salles le film documentaire Lost in la mancha, qui retrace le tournage-catastrophe de ce film maudit. Se remettant peu à peu de cet échec, le réalisateur s'intéresse au destin des Frères Grimm qu'incarneront à l'écran Matt Damon et Heath Ledger en 2005. Refroidi par la machine hollywoodienne, il se tourne alors vers un projet plus intime : l'inquiétant conte Tideland qu'il qualifie lui-même de mélange entre Psychose et Alice au pays des merveilles.  Lire la suite sur allocine.fr


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Retrouvez "au fil du parcours..."  Bandits Bandits réalisé en 1981 par Terry Gilliam et d'autres films inquiétants...

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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.

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