Johnny Tempio, jeune truand idéaliste de 22 ans, fou de cinéma et sympathisant du parti communiste, est abattu de 3 balles dans la poitrine en sortant d'un cinéma. Le cercueil qui contient le cadavre de Johnny est transporté dans la maison familiale. Il est veillé par ses deux frères aînés, Ray, le chef du clan et Chez, propriétaire d'un bar. Leurs épouses respectives, Jean et Clara sont là, elles aussi, et semblent impuissantes à refréner le désir de vengeance qui s'est emparé de leurs époux...

S'il est difficile d'expliciter les films de Ferrara, c'est sans doute aussi parce que leur puissant magnétisme n'est le fruit d'aucune distance ou jeu ironique et savant (le maniérisme, en gros). The Funeral est l'exemple parfait d'un cinéma au premier degré, directement branché sur nos doutes et sur nos trouilles ; un cinéma des passions fondamentales qui nous confronte à ce qui n'a encore ni nom, ni visage. Olivier Séguret et Didier Péron. Lire l'article complet sur Libération.fr

Pas davantage que la religion, le propos d’Abel Ferrara ne concerne la violence urbaine, les méfaits de la drogue, ou les guerres intestines de la mafia ­ même si c’est avec tout cela qu’il compose ses magnifiques périples intérieurs. Cinéaste de l’intériorité, du tourment intime, il poursuit avec Nos funérailles l’écriture de son magistral traité du désespoir. Lire la suite sur LesInrocks.fr 

Lorsqu’il débarque au Festival de Cannes en 1992, avec Bad Lieutenant, Abel Ferrara est immédiatement repéré par sa façon de bousculer le film de genre et de filmer des scènes de violence qui prennent le spectateur à rebrousse poil, mais l’impressionnent durablement au même titre que la critique. Violents, torturés, explorant les côtés obscurs de l’âme humaine, les films d’Abel Ferrara lui ont valu une réputation sulfureuse tout autant qu’une image de réalisateur culte. On peut situer son œuvre au carrefour du cinéma d’auteur, de la production industrielle et de la contre-culture underground. Il commence par faire des films amateurs avec une caméra 8 mm entre New York et la banlieue où il passe sa jeunesse.
Sa carrière débute réellement (sous le nom d’Abel Ferrara) en 1979 avec le film gore The Driller Killer, l’histoire d’un artiste new-yorkais underground. Il réalise ensuite New York, 2 Heures du matin en 1984 et part à Hollywood, réalisant des épisodes de Deux flics à Miami avant de revenir à New York et de s’y établir en tant que réalisateur indépendant. Avec les films China Girl ou Cat Chaser, il acquiert une réputation certaine, devenant réalisateur culte pour un grand nombre de cinéphiles. Cette notoriété lui permet de décrocher de plus gros budgets et de réaliser des oeuvres qui scelleront définitivement son succès. En 1990, il réalise The King of New York avec Christopher Walken, et en 1992 son film le plus célèbre, l’histoire d’un flic drogué, alcoolique, enquêtant sur le viol d’une religieuse : Bad Lieutenant, avec Harvey Keitel. Durant les années 90, Abel Ferrara réalise presque un film par an. Après Snake Eyes (1993) il tourne Body Snatchers. Puis, l’année suivante il réalise un film de gangsters basé dans les années 30, Nos funérailles. En 1998 New Rose Hotel reçoit l’éloge des critiques (la Cinémathèque française classant même le film comme l'un des plus grand de l’histoire du cinéma). En 2012 sort 4h44, derniers jours sur terre, qui montre les derniers instants d'un couple avant la fin du monde. Son dernier film, Welcome to New York ,en compétition à Cannes en 2014, , inspiré de l'affaire Dominique Strauss-Kahn, avec Gérard Depardieu et Jacqueline Bisset, a été l'objet d'une polémique. Sa prochaine réalisation sera consacrée à Pier Paolo Pasolini.


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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.

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