Carte à gratter, 3D. Un homme et une femme adoptent un enfant en pièces détachées. Mais le choix des pièces n’est pas facile et l’enfant tant attendu ne sera pas aussi parfait qu’il aurait dû l’être. 

* Meilleur film d'animation, Festival International du film de Brooklyn, Etats-Unis, 2005

* Prix Marcoeur (Film le plus innovant), Festival de courts métrages de Dijon, 2005

* Meilleur premier film, Festival International du film d'animation de Krok, Suède, 2004

"Le rendu graphique du Régulateur résulte de la transposition en 3D de la technique de la carte à gratter. Philippe Grammaticopoulos pratique depuis longtemps cette technique dérivée de ses expériences de gravure, notamment dans ses albums de bande dessinée. À l’aide d’une pointe en acier, on gratte un carton sur lequel se trouve une fine couche de plâtre (en réalité une matière blanche et friable) recouverte d’une couche d’encre noire. Le grattage fait apparaître les traits blancs : on travaille donc en négatif, en faisant apparaître les lumières et en donnant un volume aux décors et aux personnages. On passe du noir au blanc, en déclinant plusieurs niveaux de gris, ce qui donne un effet de trame. L’application de la technique de la carte à gratter à la 3D contribue à l’aspect organique du film, très éloigné de l’esthétique numérique habituelle, c’est-à-dire froide et plutôt associée aux nouvelles technologies et au design graphique. La force du film est de jouer sur l’ambigüité 3D/2D et de détourner les nouveaux outils numériques à des fins artistiques très ancrées dans des techniques traditionnelles.

Le choix de cette technique, associée à un parti pris de noir et blanc qui accentue les ombres, n’est pas sans résonance avec l’univers d’anticipation. En effet, le couple évolue dans des bâtiments qui évoquent Métropolis de Fritz Lang (1926) pour les lignes de fuite e les perspectives. L’Homme n’est plus qu’un point écrasé par la ville. Le noir et blanc employé ancre aussi le film dans une esthétique des années 20, lorsque le cinéma muet puisait ses forces d’expression tant dans les attitudes que dans les décors. Le régulateur est un film muet et d’un expressionnisme très épuré, beaucoup de sentiments passent par les regards, seuls restes d’humanité des personnages, semble-t-il." Benoît Hické, Florilège Némo, 2004-2005

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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.