Ombline, condamnée à trois ans de prison pour agression, donne naissance à un petit garçon. La loi lui permettant de l'élever les dix-huit premiers mois, elle va se battre pour le garder auprès d'elle et convaincre le juge qu'elle peut en assumer la garde à sa sortie de prison. Dans cet univers sombre, ce film raconte le combat d'une femme qui va se reconstruire en se battant pour son enfant.

* Prix du public pour le meilleur premier long-métrage, Festival de Films francophones Cinémania, 2012.


Un premier film sur un sujet fort pour ce portrait de femme en plein révolution.

Certes, il y a les scènes que tout film de prison ne peut éviter : coups de gueule, coups de poing que le héros — ici, une femme, Ombline — assène à une codétenue particulièrement sadique où à une amie traîtresse. Mais ces figures imposées, Stéphane Cazes s'y soumet avec efficacité. Même si on le sent tenté, à chaque instant, de fuir le réalisme pour mieux miser sur le conte initiatique : la prison devient alors pour l'héroïne un monstre cauchemardesque qui lui enlève le bébé qu'elle a mis au monde en taule (au bout de dix-huit mois, c'est la loi). Une ogresse ­furibarde qui la soumet, sans se lasser, à une suite d'épreuves dont elle émerge à chaque fois mieux armée, à chaque fois plus aguerrie... Alors, on a beau ­renâcler devant quelques épisodes excessivement mélodramati­ques (l'apparition du père d'Ombline, par exemple, le temps d'un règlement de comptes), on suit tout de même avec beaucoup d'intérêt ce jeune réalisateur qui slalome fougueusement entre audaces et clichés. Et puis, il y a Mélanie Thierry, peu vue au cinéma depuis La Princesse de Montpensier. Elle est, ici, douce et dure, fragile et forte, sensuelle et défaite. Elle porte le film, ou plutôt l'emporte vers l'émotion pure. Pierre Murat. Télérama.fr


Stéphane Cazes achève des études en section réalisation cinéma à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) en 2004. Puis il travaille comme scénariste, réalisateur, chef opérateur et monteur de films de court métrage. Après cette période, il se consacre pendant deux ans à l'écriture de son long-métrage Ombline, s'engage comme bénévole dans le milieu carcéral, et reprend des études de sociologie. Toutes ces expériences nourriront son film. Car Ombline, c’est avant tout une fiction basée sur des faits réels. Ombline a été un projet à la genèse longue, sorti plus de 10 ans après les premières lignes de son écriture. Sa réalisation a été rendue possible par l'obtention du Prix Sopadin, qui récompense des scénarios.


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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.