1947. Roger, 11 ans, mal aimé par sa mère, rudoyé par son père, atterrit dans une petite école d'un village d'Anjou comme pensionnaire, où sévit une institutrice revêche et au grand cœur, surnommée "Mumu les petites pattes"...

Récréation nostalgique et espiègle sur le monde scolaire des années 1940.

Joliment mis en scène, ce film espiègle et délicat est soulevé par l'extraordinaire Sylvie Testud (...). Adrien Gombeaud, Positif.

J'ai mis seize ans pour monter le film, trouver l'argent, avoue Joël Séria, qui pour rien au monde, n'aurait abandonné ce projet quasi autobiographique. Cette histoire, largement autobiographique, est restée pour moi comme une histoire d’amour. Pourquoi la filmer ?...Parce que les moments passés dans cette petite école de village où on plaçait les enfants difficiles m’ont laissé des souvenirs vivaces orchestrés par une institutrice hors du commun, considérée par nous les enfants comme « la plus vache du département ». Chaque adulte ou presque garde le souvenir d’un professeur, d’un instituteur ou d’une institutrice qu’il a connu enfant, à la personnalité atypique, dont il émaille parfois ses conversations avec sa famille ou ses amis d’enfance. Pour moi qui ai fait de nombreux collèges et qui ai connu beaucoup d’enseignants, le seul qui soit resté dans ma mémoire est cette femme que nous prénommions Mumu. C’est pourquoi j’ai eu envie de faire un film sur elle, sur sa singularité, ses méthodes d’enseignement et sur les relations privilégiées que j’ai eues avec elle. Mais il n’était pas possible de sortir cette histoire de son contexte environnemental et historique. Tout était cocasse dans cette école, les gens qui travaillaient autour de Mumu, ses méthodes pédagogiques hors des normes, l’ambiance de l’école en 1947 deux ans après la guerre, les privations héritées de l’occupation (les cartes d’alimentation étaient toujours en vigueur) et cette vie de province que j’ai bien connue. C’était tout cela qui m’intéressait de montrer au travers de cette histoire d’amour et d’affection d’un gamin et de son institutrice qui se prend d’affection pour lui, sans oublier l’aspect documentaire et ethnographique. Je voulais aussi montrer la solitude de l’enfance privée d’amour qui peut rejoindre aussi celle de l’adulte, en quête d’amour et d’affection. Quand j'ai rencontré Sylvie Testud et qu'elle a accepté le rôle d'emblée et que j'ai choisi Balthazar et Valentin pour les rôles de Roger et Perchard, j’ai senti que nous étions dans la bonne voie pour recréer l’alchimie que j’avais connue et adorée dans cette petite école de village, pittoresque et bon enfant, bien ancrée dans son époque, animée par des personnages hauts en couleur. Joël Séria 

Joël Séria est né à Angers en 1936. Il est acteur, producteur, réalisateur, dialoguiste, scénariste pour le cinéma, le théâtre et la télévision. Acteur pendant une dizaine d'années, Joël Séria réalise son premier film en 1970, Mais ne nous délivrez pas du mal. Jugé contraire à la morale, ce film est dans un premier temps interdit par la censure. Trois ans après, il récidive dans le registre paillard avec Charlie et ses deux nénettes. Son plus grand succès à ce jour reste Les galettes de Pont-Aven (1975) qui vaut à Jean-Pierre Marielle et Andréa Ferréol d'être nommés aux Césars en 1976.


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Ce film est accessible pour un public entre 12 et 99 ans.