Un libraire sans librairie, un rappeur couvert de cicatrices, un punk dyslexique amateur d'opéra, une chanteuse, un matelas trop grand pour le lit d'antan, une énième alerte à la bombe...Le libraire de Belfast a construit son arche sur les échafaudages de sa petite maison en briques, où des centaines de volumes invendus racontent le naufrage d'une ville. Ces personnages composent la mosaïque d'une ville qui cache ses plaies et regarde vers l'avenir avec insouciance. Tourné comme une fiction, avec profondeur et mystère, ce portrait filme des gens ordinaires que la course urbaine a laissés en marge.
 
* Prix du public aux Escales documentaires, La Rochelle, 2012.

* Prix du meilleur film et Prix du public Festival dei Popoli, 2012, Florence.

* Prix du meilleur film au festival de film éducatif, 2012, Évreux. 

 Quand Belfast passe sous l’œil de la caméra, c’est bien souvent pour nous exhiber ses plaies qui peinent à se  refermer. Des blessures causées par trois décennies de « Troubles » inter-communautaires qu’elle tente de panser bon gré mal gré en se tournant vers un capitalisme vorace. Pourtant, certaines pépites d’or cinématographiques, à l’instar de celle d’Alessandra Celesia, préfèrent mettre en lumière la chaleur qui subsiste dans le cœur de ses habitants. En dépit de la terreur du conflit qui survit, aujourd’hui encore, tapi dans l’ombre de ses recoins grillagés. Le film nous présente l’une des plus vraies visions de Belfast qu’il m’ait été donné de voir au cinéma. Dans sa proximité et son confinement au cœur même de toute ville : Dedans les murs de ses maisons. Dedans ses gens. (...) Le libraire de Belfast se révèle être une véritable ode à la poésie. Qu’elle soit écrite ou chantée, elle déborde de ses quelques portraits filmés avec tendresse et authenticité. Et bien que certains passages soient mis en scène et la plupart des raps de Connor commandités, apportant au film documentaire une dimension fictive, ils n’en perdent pas pour autant leur véracité et leur force. Romain Ramon, Vers l'éducation nouvelle, 2013.

Cliquez ici pour en savoir plus sur le film, dossier proposé par le Festival du film d'éducation.


Née en 1970 à Aoste (Italie), c’est sur les planches qu’Alessandra Celesia vit ses premiers émois artistiques. À dix-neuf ans, elle s’installe à Paris et intègre l’école de théâtre Philippe Gaulier pour une année. Elle rentre par la suite en Italie et obtient un Master de Langues Étrangères et Littérature à l’Université de Milan en 1994. La comédienne revient à ses premiers amours dans la "ville lumière" en suivant les cours de l’École Internationale de théâtre Jacques Lecocq dont elle sort diplômée en 1997. Alessandra Celesia monte alors sur les scènes de France, d’Italie et d’Irlande avec différentes compagnies. Elle est notamment la directrice artistique de la Compagnie théâtrale Sinequanon pendant plusieurs années et mène des ateliers de théâtre à travers l’Europe. Entre temps, elle glisse de la scène au grand écran en jouant dans plusieurs films courts dont Le porte-bonheur de Jean-Luc Perreard, sélectionné au Festival de Cannes en 2000. Touche à tout, elle se faufile derrière la caméra et réalise ses propres court-métrages. Elle s'est essayé au format long avec 89, avenue de Flandre en 2008, et plus récemment avec Mirage à l'italienne, son dernier film documentaire. Dans ses œuvres, elle filme la vie des vrais gens avec pudeur et poésie, soulevant à travers ces portraits des questions sociétales prêtant à réflexion.


Retrouvez en cliquant ici d'autres films irlandais disponibles en DVD dans les médiathèques.

Retrouvez la collection complète Vidéothèque "Vivre ensemble" disponible en ligne ou sur support DVD.


Retrouvez "au fil du parcours..." des films sur la vie de quartier et/ou les questions du "Vivre ensemble"...



    En cours de chargement ...
    Ce film est accessible pour un public entre 12 et 99 ans.

    On en parle ...