Ils aimeraient s'envoler tout de suite pour Mars. Fous, cinglés, fantasques ? Non, rien que des gens sérieux, des scientifiques, des architectes, des étudiants, des ingénieurs, des écrivains. Des hommes et des femmes qui sont convaincus que la conquête de Mars garantirait la survie de l'espèce humaine, et pourrait contribuer à mieux comprendre l'origine de la vie sur Terre. Pour eux, la création d'une nouvelle civilisation et d'un "nouvel Homme" sur Mars est nécessaire et – malgré les conditions extrêmement difficiles – possible. Les rêveurs de Mars est un documentaire aux multiples facettes ; des images fortes, de l’ironie et de l’humour, mais aussi cette question fondamentale : quel avenir pour la Terre et l'humanité ?

"Si on me propose de partir sur Mars, j'embarque dans la seconde !" Cette phrase, la plupart des protagonistes la prononcent à un moment ou à un autre du film. Alternant leur parole avec des images de synthèse reproduisant l'environnement de Mars, des prises de vues faites lors de missions spatiales, d'autres filmées dans le désert de Mohave où des scientifiques tentent d'en recréer l'environnement, Richard Dindo joue de la ressemblance entre ces décors pour brouiller les repères et donner chair à une belle utopie.

Scientifiques, architecte, étudiants, ces pionniers modernes, qui vivent tous en Californie, partagent depuis l'enfance une passion si forte pour la planète rouge qu'elle a orienté leurs choix professionnels. Qu'importe que l'air y soit irrespirable, que des radiations mortelles mettent en péril, même protégé par une combinaison, la santé humaine, qu'aucune vie pour l'heure n'y subsiste : tous sont prêts à fouler le sol martien, et même à risquer de ne jamais revoir la Terre.

Mises en scène par le cinéaste documentariste suisse Richard Dindo, leurs paroles se répondent dans un chant harmonieux qui réactive le mythe américain de la frontière, en le teintant de considérations contemporaines sur la finitude de notre planète.

Alternant des images de synthèse reproduisant l'environnement de Mars, des prises de vues faites par des robots lors de missions spatiales, et d'autres filmées dans le désert de Mohave où des scientifiques tentent d'en recréer l'environnement, Richard Dindo joue de la ressemblance entre ces décors pour brouiller les repères du spectateur.

Entre le rêve éveillé de ses personnages, et ces perspectives quasiment interchangeables, l'étrangeté de Mars se dilue au profit des ressemblances qu'elle partage avec la Terre. Les propos des personnages se redoublent parfois, mais c'est ce qui fait ressortir leur charge d'utopie, autrement dit la puissance de rêve qui fait que l'humanité peut encore espérer avoir de belles heures devant elle. lemonde.fr

D'origine italienne, Richard Dindo s'installe à Paris en 1966 et officie à la Cinémathèque française et sera témoin des évènements de 68. Le cinéaste partage aujourd'hui sa vie entre Paris et sa ville natale. Réalisateur de documentaires, il débute sa carrière en 1970 avec La Répétition. Depuis, il a signé une vingtaine de films, souvent à caractère biographique, le cinéma documentaire étant à son avis "l'art de la biographie". Parmi ses films, on peut citer : L'Exécution d'Ernst S., traître à la patrie (1975),dans lequel il accuse le gouvernement suisse de collaboration avec les nazis; Max Frisch - Journal I-III (1981), une lecture du roman autobiographique Montauk du célèbre écrivain suisse ; Max Haufler, le Muet (1983) sur la vie d'un acteur et cinéaste suisse qui s'est suicidé pour ne pas avoir pu réalisé un projet de film auquel il tenait absolument ; Dani, Michi, Renato & Max (1987) sur le destin de quatre jeunes gens à l'époque de la révolte de la jeunesse zurichoise. En 1991 il réalise Arthur Rimbaud, une biographie, un film de fiction documentaire avec Christiane Cohendy, Madeleine Marie, Bernard Bloch, Albert Delpy, Jean Dautremay, qui raconte la vie et la mort de Rimbaud à travers des témoignages de gens qui l'ont connu et à travers ses propres poèmes et lettres. Charlotte -Vie ou théâtre ?(1992) avec la voix de Anne Alvaro, raconte le destin de la peintre juive et berlinoise Charlotte Salomon, morte à Auschwitz, après avoir peint sa vie dans 800 gouaches autobiographiques. Après Ernesto "Che" Guevara, Journal de Bolivie (1994), avec les voix de Jean-Louis Trintignant et Christine Boisson, Richard Dindo réalise en 1996 Une Saison au paradis, d'après l’œuvre autobiographique du poète sud-africain Breyten Breytenbach qui a passé sept ans en prison pour acte de résistance contre le régime de l'apartheid. L'Affaire Grüninger (1998) est un film de réhabilitation sur un chef de police en Suisse qui en 1938 a sauvé plusieurs centaines de réfugiés juifs et qui de ce fait a été renvoyé de son poste et condamné devant un tribunal pour ne pas avoir exécuté les ordres du gouvernement. En 1999, il signe Genet à Chatilla, d'après Quatre heures à Chatilla et Un captif amoureux de Jean Genet. Le texte, lu par Jean-François Stévenin, raconte la vision et la mémoire de Genet de la révolution palestinienne.

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Ce film est accessible pour un public entre 10 et 99 ans.