A New York, après sa séparation d'avec Jack, Marion s'est installée avec Mingus, un journaliste de radio, les deux enfants qu'ils ont eus séparément et leur chat. Marion prépare une exposition de ses photographies, qu'elle espère décisive. Jeannot, son père devenu veuf, et Rose, sa sœur, s'apprêtent à lui rendre visite. Rose arrive encombrée de Manu, son petit ami. Manu et Jeannot commencent par se faire déposséder des kilos de fromages et de saucisses qu'ils tentaient d'introduire clandestinement. Mingus prend vite la mesure du désastre, le choc des cultures est brutal... 

(...) Dans le décor d'un loft où l'on se retrouve les uns sur les autres, ça entre et ça sort, les téléphones sonnent et la sonnette fait un bruit à donner une crise cardiaque, comme dans une comédie de boulevard. Ou une sitcom, car Julie Delpy se fout de la beauté des décors ou des plans. L'important, c'est d'y faire entrer la vie, des secousses tout le temps, des dialogues et des personnages qui ont du tempérament. Cette comédie à la bonne franquette se donne, pour cela, un sujet idéal : le choc des cultures. Comme un pied de nez à la globalisation, les bons vieux antagonismes reprennent du service. (...) A travers le rire, Julie Delpy laisse percer une inquiétude, l'envie d'entrer dans la comédie de l'existence avant qu'il soit le moment d'en sortir. Sa mère, vue dans 2 Days in Paris et disparue depuis, hante le film, comme un fantôme bienveillant qui aide à retrouver le sens de la vie : dans ce monde fugace, prenons un peu de bonheur en passant. C'est exactement ce que permet 2 Days in New York. Frédéric Strauss, Télérama.

Ici la satire, plus subtilement, teste les attentes et les préjugés des personnages (et des spectateurs) français (...). On sent bien que l'" enjeu " du film est plus grave. (...) Julie Delpy signe une comédie lestée de mélancolie et moins déjantée qu'il n'y paraît.Positif

Julie Delpy tourne dès l'âge de sept ans dans Guerres civiles en France (1976). Avec son visage d'ingénue, elle se fait remarquer, à l'âge de quatorze ans, chez Jean-Luc Godard, avec Détective, en 1984, puis Leos Carax avec Mauvais sang, en 1986, ce dernier lui valant une nomination au César du Meilleur espoir. Elle connaît alors une véritable consécration grâce à La Passion Béatrice de Bertrand Tavernier en 1987, où elle incarne une jeune femme courageuse au cœur d'un Moyen-Age anéanti par les batailles. Elle enchaîne ensuite des rôles d'ingénues ambiguës dans des productions européennes comme Europa Europa d'Agnieszka Holland (1989), The Voyager de Volker Schlöndorff (1990), et Trois couleurs - Blanc de Krzysztof Kieslowski (1993). A l'occasion du tournage de Killing Zoe de Roger Avary (1994), Julie Delpy choisit de s'installer à Los Angeles où elle s'impose peu à peu dans le milieu du cinéma américain indépendant. Dès 1995, elle passe à l'écriture et à la réalisation avec le court métrage Blah Blah Blah puis le long Looking for Jimmy, tourné en DV et sorti dans une salle du Quartier latin à Paris. En 2007, elle écrit, produit, compose, monte, réalise et tient le premier rôle de 2 days in Paris, une comédie à petit budget dans laquelle elle donne la réplique à Adam Goldberg. Vu à Berlin, le film reçoit un accueil critique très chaleureux et connaît un joli succès public. En 2010, la réalisatrice présente une nouvelle fois à Berlin ce qui sera son troisième long-métrage : La Comtesse se penche sur la vie d'Elizabeth Bathory, diabolisée pour ses bains dans le sang de jeunes filles vierges. Sur tous les fronts, Julie Delpy porte encore une fois plusieurs casquettes pour l'occasion, celle d'actrice, de réalisatrice et de compositeur.


Retrouvez d'autres films de Julie Delpy disponibles en DVD dans les médiathèques.


Retrouvez " au fil du parcours... " d'autres films du cinéma indépendant américain et/ou d'autres regards sur la famille.

En cours de chargement ...
Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.