Le 3 Juin 1950, Maurice Herzog et Louis Lachenal atteignent le sommet de l’Annapurna à une altitude de 8075 mètres. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité qu’une expédition parvient à s’élever sur un sommet de 8000 mètres. Les deux hommes seront sérieusement gelés, et après une descente dramatique, ils seront amputés d’une partie de leurs pieds, et des doigts des deux mains pour Maurice Herzog. L’événement aura un retentissement mondial, et le livre écrit par Maurice Herzog racontant cette épopée, Annapurna, premier 8000 sera vendu à 15 millions d’exemplaires et traduit en quarante langues. Dans la France de l’immédiat après guerre, Maurice Herzog sera un héros national. L’aventure à travers le livre, deviendra un véritable mythe pour toute une génération. Cinquante ans après, le film explore le mythe, cherche à reconstituer ce qui a créé la légende. A travers les témoignages des disparus, grâce à leurs écrits,  Les conquérants de l’inutile de Lionel Terray, Les carnets du vertige de Louis Lachenal , ainsi que des lettres de Gaston Rebuffat adressées à sa femme, et les témoignages des survivants, Maurice Herzog, Francis Noyelle, le sherpa Phu Tarkhay, l’événement s’éclaire d’une réalité plus complexe, plus riche parce que plus humaine. Et l’on comprend alors, avec le recul historique, qu’il n’y a pas de légende sans récit, et pas de vainqueur sans mise en scène de la victoire.

*  Grand Prix du Festival International du film alpin des Diablerets (Octobre 2000 – Suisse)

*  1er Prix Festival Autrans, 1999

Se servant d'images archives, de séquences reconstituées, de témoignages, et d'extraits d'ouvrages des protagonistes, Bernard George reconstruit le puzzle. Le recrutement des meilleurs guides de Chamonix, le choix d'un chef charismatique, la soigneuse préparation de l'expédition par Lucien Devi, patron de l'alpinisme français, qui fait du nouveau rêve de l'Himalaya un enjeu national et politique pour la France. Et bien sûr, la lente ascension, avant la descente, plus douloureuse encore.     Nous laissant contempler la montagne sur sa pellicule noir et blanc ou en couleur, le réalisateur-historien nous fait aussi revivre une aventure humaine et sportive exceptionnelle. La confrontation de chacun avec le néant blanc agit comme un révélateur des forces et des faiblesses humaines, un catalyseur de passions contradictoires. Bernard George oppose par ailleurs les récits des uns et des autres qui se confondent et se télescopent. Tandis qu'à l'approche du sommet, Maurice Herzog sent que sa vie va basculer, Lachenal affirme dans Carnets de vertige (paru à l'époque de la polémique lancée il y a deux ans): Je ne devais pas mes pieds à la jeunesse française. Ils vont pourtant en laisser, des bouts de pieds, sur cette montagne..  Caroline Gourdin.



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Ce film est accessible pour un public entre 12 et 99 ans.
La présence d'un adulte est conseillée pour les plus jeunes.