Un vendredi soir, après une soirée arrosée chez ses amis, Russell décide de sortir dans un club gay. Juste avant la fermeture, il rencontre Glen et finit par rentrer avec lui. Mais ce qu'il avait pensé n'être qu'une aventure d'un soir va finalement se transformer en toute autre chose. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu apprendre à se connaître. Une brève rencontre qui résonnera toute leur vie. Un petit film indépendant, qui se révèle un mélo bouleversant.

* Prix du coup de cœur - Mention spéciale au Festival du Film Britannique de Dinard, en 2011.

* Révélation - Meilleur premier film, The London Critics' Circle 2012.

* Prix du meilleur espoir (pour Tom Cullen) et Prix de la meilleure production The British Independent Film Awards en 2011.

Haigh réussit avec ces petites choses que tout le monde a vécues un mélo bouleversant. Dans le réalisme social, le cinéma anglais a souvent tendance à faire de l'esbroufe avec des comédiens incroyables de justesse et de technicité. Ici, il nous offre tout simplement et humblement ce qu'on a vu de meilleur outre-Manche depuis longtemps. Romain Titeux, Les Inrockuptibles.  

 

Vingt-sept ans après My beautiful laundrette, de Stephen Frears, ce film embarque deux jeunes hommes anglais dans une histoire de sexe et de sentiments. Mais les temps ont changé : l'ancrage social compte moins aujourd'hui. C'est la question de l'intime qui prime. Se raconter, se définir, se deviner avec des mots et des gestes, c'est le programme de ce Week-end où Russell et Glen se rencontrent et restent en tête-à-tête. Dans le décor d'un appartement HLM comme dans le métro, la caméra d'Andrew Haigh les isole, préserve une atmosphère presque feutrée, au plus proche de ces personnages pour dire comment ils s'approchent l'un de l'autre, progressivement, même s'ils se retrouvent vite au lit. L'affirmation de leur différence, ils en parlent beaucoup, car le combat pour la tolérance n'est jamais totalement gagné, mais elle est d'abord affaire des choix que chacun fait individuellement. Et ce sont leurs recherches personnelles qui les occupent, Russell s'essaie à l'écriture, Glen travaille à un projet artistique nourri par les confessions d'amis ou d'amants. Dans cette atmosphère de repli sur soi, la rencontre peut redevenir la grande aventure, mais intériorisée, secrète, pour serrer sa propre vérité au contact de celle de l'Autre. Pour quitter sa bulle tout en y restant. Une philo­sophie très actuelle dans laquelle Andrew Haigh trouve le ferment d'un film moderne, aussi gay qu'ouvert à tous les cinéphiles. L'intensité, qu'il cherche comme ses personnages, ce jeune cinéaste la trouve dans le maniement de la caméra, dans des plans qu'il sait faire durer. Il a annoncé qu'il tournerait bientôt le remake d'un film de la Nouvelle Vague, sans dire lequel. En voyant comment il filme Russell et Glen dans une chambre, on peut être sûr qu'il a beaucoup observé comment Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg évoluaient dans celle d'A bout de souffle (1960), sous l'oeil de Godard. L'auteur de Week-end, celui de 1967. Frédéric Strauss. Télérama.fr


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Ce film est accessible pour un public entre 18 et 99 ans.

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