Le portrait brûlant d'une adolescente qui ne croit pas à l'amour... Suzanne ne sait que faire de ses 15 ans. Elle les laisse s'écouler le long de ses vacances, qu'elle passe à répéter des scènes d'On ne badine pas avec l'amour, de Musset, et à faire du voilier avec son frère, Robert. Quand elle s'offre à des garçons, c'est en les choisissant soigneusement parmi des inconnus, sans surtout vouloir se brûler au souffle des sentiments. 

* César du Meilleur film français de l'année, 1984.

* César du Meilleur jeune espoir féminin, pour Sandrine Bonnaire, 1984.

* Prix Louis Delluc, pour Maurice Pialat, 1983.


Pour ce film, qui se révélera le plus ample de sa carrière - en ce qu'il traite à la fois des différentes strates de la famille (enfance, adolescence, couple et séparation), abordées jusque là séparément, et de l'art (Musset, Van Gogh, Bonnard et Picasso)-, Maurice Pialat obtiendra sa première grande reconnaissance publique avec le césar du meilleur film et celui du meilleur espoir féminin pour Sandrine Bonnaire en 1984. Le film doit son existence à la découverte de la jeune Sandrine Bonnaire par Maurice Pialat. A nos amours s'éloigne du réalisme où la seule psychologie expliquerait le parcours des personnages. Il le fait à la fois en magnifiant la sensualité de son actrice principale, en faisant exploser toute la tension qui s'exprime dans de longues séquences mais aussi en accordant à la lumière une importance particulière. (...) Cette attention portée à la saisie de la lumière naturelle est celle d'un peintre (Pialat en est un avant d'être cinéaste). Elle se transforme en recherche d'une atmosphère poétique a avec la saisie du désarroi de Suzanne après son aventure avec l'Américain.(...) La lumière saisit la météorologie intérieure, solaire ou sombre, des personnages. Jean-Luc Lacuve. CineclubdeCaen.com


Après la guerre, Maurice Pialat se tourne vers la peinture et fréquente pendant plusieurs années l'École des arts décoratifs et celle des Beaux-Arts de Paris. En 1960, il commence à travailler comme assistant sur des tournages pour le cinéma et la télévision et réalise L'amour existe, un court métrage documentaire qui sera primé au festival de Venise et obtiendra le Prix Louis-Delluc. En 1969, L'enfance nue propulse Pialat sur le devant de la scène. A partir de son troisième film, Nous ne vieillirons pas ensemble, sélectionné au Festival de Cannes, en 1972, et couronné par le prix d'interprétation masculine de Jean Yanne, il se consacre entièrement au cinéma. Loulou (1980), qui conte l'adultère d'une petite bourgeoise attirée par la marginalité d'un loubard scelle la rencontre de Maurice Pialat et Gérard DepardieuA nos amours (1983) est son premier grand succès public. En 1985, Maurice Pialat réalise Police (1985), anatomie d'un commissariat de quartier dans lequel un inspecteur de police est confronté au doute  ; Sous le soleil de Satan (1987) d'après l'œuvre de Georges Bernanos, évoque le combat spirituel, la quête d'absolu d'un humble curé de village. Il faut attendre 1991 pour découvrir Van Gogh, vision d'un réalisateur-peintre sur un artiste en décalage avec son temps. Les images sont somptueuses, la construction narrative d'une grande intelligence. Quant au jeu acéré de Jacques Dutronc, il lui vaudra le César 1992 du meilleur acteur. 

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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.