Le 31 janvier 1977, le Centre Pompidou ouvre ses portes. Pour accompagner la naissance de ce géant et le faire connaître au monde, le ministère des Affaires étrangères décide de faire appel à Roberto Rossellini. S’apparentant à un film d’ethnologue, constitué de longs travellings zoomés, il fera entrer le Centre Pompidou dans l’histoire du cinéma.


 Je n’ai utilisé dans le film ni musique ni narrateur. (...) J’ai caché des dizaines de micros et j'ai recueilli toutes les voix du public qui court en masse à Beaubourg. Roberto Rossellini

Le film ne comporte aucun commentaire. Témoigne seule la réalité sonore du lieu. C'est ce contact du public confronté directement à l'art contemporain, dans sa spontanéité et sa sincérité, que Rossellini veut saisir. Pour cela, il adopte un principe de déambulation qui lui est cher et lui permet d'accumuler les observations. « Il ne s'arrête pas aux œuvres, commente Alain ­Bergala, ce qui l'intéresse, c'est le rapport du public aux œuvres. » D'où parfois un côté Tati, ­cocasse, né de la fraîcheur naïve des réactions, car le public n'a pas encore appris à révérer l'art contemporain. Et un intérêt sociologique certain. Ciné-club de Caen

Ici d'autres films de Roberto Rossellini disponibles en DVD dans les médiathèques.

Ici d'autres films de la sélection Visions du cinéma italien disponibles en DVD dans les médiathèques.


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Ce film est accessible pour un public entre 12 et 99 ans.