Composition numérique. Obras propose, en un unique plan-séquence, un voyage dans le temps et l’espace, une déambulation poétique, graphique et sonore qui traduit visuellement les mutations urbaines, sauvages et irréversibles, à travers la destruction/reconstruction de Barcelone. 

* Sélection Festival du film court / Mois du film documentaire, Villeurbanne, MLIS 2012

* Lutins des meilleurs effets spéciaux, du meilleur film d'animation, de la meilleure musique originale, Les Lutins du court métrage, Paris, 2006

* Prix de la meilleure bande sonore, Festival international de court métrage, Dresde, Allemagne, 2005,
* Meilleur court métrage réalisé en vidéo numérique, Festival international du court métrage et des nouvelles images, Rome, Italie, 2004,
* Meilleure animation, Festival international du court métrage, Berlin, Allemagne, 2004.


La réflexion de Le Corbusier sur le logement comme "machine à habiter", si elle se superpose sans peine à la vision d’effroi qui irradie des milliers de vues prises à Barcelone par Hendrick Dussolier, trouve un second écho dans cette réalisation.
A l’heure du tout numérique il n’a jamais été aussi facile d’animer des images, mais la majorité d’une production pléthorique relève du quelconque, basée sur une narration formatée, ligne claire et chute finale, ou au contraire vaniteuse, tortueuse et au mieux absconse.
La "machine à habiter" aujourd’hui, c’est l’ordinateur. En cela le cinéma numérique recoupe la problématique des musiques électroniques et leur déficit de combustible. Comment ne pas noter que la vidéo emprunte à la musique le terme composition pour décrire l’action de cheviller entre elles plusieurs images, de court-circuiter la réalité ? L’être le plus rare est le bon compositeur. De même que la composition est une science de l’agencement, la pratique du compositing ne peut se suffire d’être un tour de passe-passe, elle doit trouver sa visée en dehors du simple geste technique pour parvenir à maturité. 
Obras est un jalon de toute beauté dans cette progression.
D’abord par son achèvement plastique, avec cette idée toute simple d’avoir fait s’élever des ruines de très étranges volutes d’encre qui reviennent plus tard dripper les nouveaux habitats, un collage expressionniste et émouvant. Ensuite, par son aboutissement technique, fruit de la patience du collectif No Brain.
Enfin, par la convergence de ces qualités vers la matière poétique d’un Baudelairien cœur d'une ville qui change plus vite que celui des mortels, un requiem sans autre afféterie que le triste mouvement qu’il découvre.
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