Bac en poche, Audrey décide de poursuivre ses études à la fac de Rennes. Elle quitte le cocon familial, son amie d’enfance, son copain. Au contact de sa nouvelle colocataire, elle découvre le militantisme politique et croise le chemin d’un jeune groupe de squatters qui lui propose de vivre autrement, et lui offre une nouvelle vision du monde. Audrey choisit de partager leur expérience de plus en plus radicale...


Deux filles, de dos, dans un parc : elles s'imaginent un avenir commun dans une autre ville, une vie d'adulte entre copines. Quelques minutes plus tard, leur rêve est en poussière : les résultats du bac sont tombés. L'une l'a, l'autre pas. La bachelière quitte le cocon — parents, amie d'enfance et petit copain — pour partir seule faire ses études : au contact de sa coloc, Audrey découvre le syndicalisme étudiant, les débats d'idées, les empoignades. Mais elle prend aussi conscience des clivages de classes et d'un certain déterminisme : c'est plus facile d'accorder sa vie à ses principes quand on en a les moyens... Plus tard, elle apprend le licenciement de son père et la grossesse de sa copine, devenue caissière. Audrey déserte la fac, cherche sa place. Un jour, elle croise la route de jeunes squatters... La réalisatrice décrit le moment charnière où l'on quitte l'enfance. Par petites touches justes et cruelles — un réveillon raté où l'amertume du père sourd sous les guirlandes —, elle montre les dégâts insidieux d'une violence sociale qui n'épargne personne, les jeunes comme les vieux. Au fur et à mesure que l'héroïne perd ses repères, le film change de rythme, vire presque au huis clos, épousant le mouvement de repli d'Audrey parmi les squatters. Dans ce microcosme illusoire, chacun tente de faire vivre un semblant d'utopie collective, tout en pansant des blessures personnelles (absence d'amour, besoin de reconnaissance). En dépit de quelques faiblesses, ce récit initiatique saisit l'inquiétude d'une jeunesse à qui la crise ne laisse même plus le temps de se chercher, quitte à la pousser vers les extrêmes. Avec sa mine d'enfant têtu, Pauline Parigot donne à son personnage une fébrilité dangereuse. Prête à partir en torche. Mathilde Blottière. Télérama.fr


Entre 1996 et 2001, Bénédicte Pagnot est assistante de réalisation, régisseuse et chargée de casting sur des tournages. Elle réalise ensuite le court métrage documentaire Avril 50, en 2008, l'histoire des grèves violentes qui éclatent à Brest en avril 1950, pendant lesquelles un manifestant meurt et que René Vautier a filmé après Afrique 50, film perdu depuis.  En 2013, Bénédicte Pagnot réalise Les lendemains, long métrage de fiction puis L'Invitation au voyage, un long métrage documentaire sorti en 2017. Bénédicte Pagnot est également intervenante en milieux scolaire, universitaire et pénitentiaire, où elle organise des ateliers de réalisation et de programmation.


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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.