Comédie en chansons. Paris, 1964. Prostituée occasionnelle, Madeleine tombe amoureuse de l’un de ses clients : Jaromil, médecin tchèque, qu’elle épouse. À contrecœur, elle le suit à Prague, où ils ont une fille : Véra. Mais, tandis que Jaromil multiplie les infidélités, les troupes russes débarquent : Madeleine repart seule avec Véra. Paris, 1978. Madeleine s’est remariée avec François, un gendarme. Jaromil vient lui rendre visite et, alors qu’ils envisagent de se remettre ensemble, il disparaît à nouveau...

Le cinéma de Christophe Honoré n’a cessé, depuis ses débuts, de chercher à recueillir l’écume du tragique, ces moments en apesanteur où, le sol se dérobant sous leurs pieds, les personnages, enfin délestés, ignorent s’ils chutent ou s’envolent.  Avec Les Bien-Aimés, son huitième film en dix ans, le cinéaste français le plus prolixe depuis ses débuts porte cette recherche à son point d’incandescence, adoptant une forme en apparence plus classique, plus charpentée qu’à l’accoutumée (la grande fresque romanesque à l’échelle d’une vie), mais la faisant crépiter à chaque occasion pour en extraire les braises ardentes – quitte à cramer quelques branches dans l’opération. En 2 heures 15, quatre décennies (de 1962 à 2002) et autant de villes (Paris, Prague, Londres, Montréal – sans compter Reims), Les Bien-Aimés raconte les destins croisés d’une mère et de sa fille. C’est une vraie tragédie, avec ses sacrifiés, son chœur chargé de commenter l’action – les chansons d’Alex Beaupain – et ses coups de théâtre. Pourtant, malgré son horizon dramatique, le film apparaît extrêmement enjoué, léger. Il aurait pu, au fond, s’appeler “Oui ma fille tu iras danser”, tant il prend le contrepied de l’avant-dernier film du cinéaste, tout en posant les mêmes questions : qu’est-ce qui se transmet, qu’est-ce qui se perd entre deux générations ? Quel poids l’époque fait-elle peser sur nos épaules, comment s’en débarrasser ? Jacky Goldberg, in Les Inrocks. Lire la suite


Écrivain, critique, scénariste et réalisateur de cinéma, Christophe Honoré a suivi des études de Lettres Modernes et de cinéma en Bretagne avant de s'installer à Paris en 1995. Il publie alors son premier livre jeunesse Tout contre Léo, où il lève des tabous sur les mensonges, l'inceste, le sida ou le suicide, et qu'il adaptera pour l'écran en 2001. Devenu critique de cinéma pour de nombreuses revues dont Les Cahiers du cinéma, il crée parallèlement sa première pièce de théâtre, Les Débutantes, en 1998 avant de se lancer deux ans plus tard dans la réalisation avec son premier film intitulé Nous deux. En 2002, il tourne 17 fois Cécile Cassard où il met en scène la vie en 17 séquences d'une jeune femme interprétée par Béatrice Dalle et dont la musique a été composée par Alex Beaupain...une collaboration musicale qui durera. Deux années passent avant qu'il ne porte à l'écran Ma mère, d'après le roman dit inadaptable de Bataille, dans lequel Isabelle Huppert initie son fils à la débauche. Ce lien familial se retrouve dans son troisième long métrage Dans Paris où il forme le duo Romain Duris/Louis Garrel, qui remporte un fort succès. Il décide alors de réaliser en 2007, Les chansons d'amour, où il met de nouveau en scène Louis Garrel. L'année suivante, il signe La belle personne. En 2009, Non, ma fille, tu n'iras pas danser, fait la fermeture du Festival de Cannes en  2011. Il dirige dans ce film Chiara Mastroianni, que l'on retrouve deux ans plus tard dans Les bien-aimés.


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