Une femme fragile et désorientée est écrasée par les problèmes de sa vie quotidienne. Ses biens sont saisis, sa boutique est fermée, l'avenir de ses deux enfants devient incertain. Leur vitalité contraste avec l'apathie de leur mère. Peu à peu celle-ci se laisse envahir par une profonde dépression. Conscients de son manque de force et de maturité pour affronter ces difficultés, les enfants sont conduits à endosser des rôles d'adultes...

* Prix de l'Age d'Or, Festival Ciné-découvertes de Bruxelles en 2007


Un premier long métrage qui saisit par sa rigueur et sa sécheresse, mis en scène avec une réelle acuité…

Lente et monocorde descente aux enfers. La vie d’une famille espagnole observée avec un détachement hypnotique par un jeune cinéaste radical. N’en déplaise à ses nombreux détracteurs, le cinéma de Carlos Reygadas commence à faire école. Après Sangre, de son assistant Amat Escalante, Reygadas a produit (avec Escalante) ce premier long métrage espagnol réalisé par un autre de ses anciens assistants, Pedro Aguilera. Si les amateurs de sensationnel et les moralistes seront déçus, car il n’y a pas ici à proprement parler de provocation ni d’effet de style ostentatoire, ce film est peut-être le plus barré de l’année. Pourquoi ? A cause de sa linéarité obstinée, de sa platitude affirmée et poussée au bout de sa logique jusqu’à la folie. Les seules rares interférences sont les quelques plans qui interrompent le flux régulier du récit de loin en loin (il y en a très peu, trois ou quatre en tout dans le film, et ils sont très brefs) : scènes de rue ou d’intérieur, curieusement ralenties, assourdies – bribes de subjectivité hallucinée dans un océan de froideur et de détachement. L’un de ces étranges interludes étant accompagné de musique (classique) religieuse, cela permet de faire le lien avec Reygadas, adepte du jeu profane avec le sacré, et vice versa. Mais dans l’ensemble, l’influence (cf. titre) du nouveau cinéma mexicain est plutôt interne, morale. LesInrocks.com

Après avoir obtenu un diplôme de Beaux Arts d'une université de Madrid, Pedro Aguilera travaille comme storyboarder pour plusieurs agences de publicité. Il suit plusieurs ateliers à la Cuban School San Antonio de los Baños dont celui de réalisation documentaire et écriture de scénario. Il passe ensuite à l'écriture, la production et la réalisation de plusieurs courts métrages.
Il a travaillé au Mexique comme assistant réalisateur de Carlos Reygadas dans Bataille dans le ciel et d'Amat Escalante sur le film Sangre. La Influencia, son premier long métrage, a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au festival de Cannes 2007 et a remporté le Prix L'Âge d'or au Festival Ciné-découvertes de Bruxelles 2007. La Cinémathèque royale de Belgique et le musée du cinéma de Bruxelles décernent annuellement le prix de l’Âge d’or "à l’auteur d’un film qui par l’originalité, la singularité de son propos et de son écriture, s’écarte délibérément des conformismes cinématographiques."


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