De l’aube à la nuit, au rythme des appels à la prière. Une foule étonnante grouille et s’agite sur les terrasses d’Alger. Des espaces clos, devenus miroirs à ciel ouvert des contradictions, de la violence, de l’intolérance, des conflits sans fin qui minent la société algérienne. Cinq quartiers, cinq histoires, un regard moqueur et sans concession sur l’Algérie d’aujourd’hui.

Sur les terrasses d’Alger, au rythme des cinq appels à la prière d’une journée, des drames se jouent à ciel ouvert, reflets de la société dans son ensemble.

Merzak Allouache est une forte personnalité du cinéma algérien qui traverse les décennies de l’histoire politique du pays, entre chaos, horreur et calme inquiétant, depuis son premier long métrage Omar Gatlato (1976). Avec Les Terrasses, il retrouve une nouvelle fois un cinéma personnel produit à partir d’une grande économie de moyens en raison du financement limité et des contraintes de l’accès aux lieux de tournage en Algérie. Toutes les difficultés de faire un film dans l’Algérie contemporaine post Printemps arabe, il en était question dans son film Normal ! (2011). Il reprend ici quelques-uns de ses acteurs complices pour poursuivre cette radiographie d’une vie sociale gangrenée par un gouvernement qui n’a plus depuis longtemps pour horizon politique la société elle-même. Pour en rendre compte, Merzak Allouache a eu la géniale idée d’éclater son récit sur diverses terrasses de cinq quartiers de la capitale : Bab-el-Oued, La Casbah, Notre-Dame d’Afrique, Telemly, Belcourt. Il a choisi en outre la structure du théâtre classique en confinant ses personnages dans un espace délimité (les cinq terrasses), une journée et quelques moteurs d’action. Ce récit éclaté permet d’entrevoir en mosaïques la société dans sa diversité à travers tous ces drames intimes, profondément enfouis, l’histoire individuelle se liant souvent étroitement avec l’histoire du pays de ces cinquante dernières années. (...) On est bien loin des comédies algériennes récentes, qu’il s’agisse de Good Luck Algeria de Farid Bentoumi, La Vache de Mohamed Hamidi, ou Timgad de Fabrice Benchaouche, tous emprunts de feel good movie tout en parlant au plus près du monde actuel. Merzak Allouache connaît bien lui aussi l’univers de la comédie puisqu’il a été le réalisateur de Chouchou (2003), l’un de ses plus grand succès en salles en nombre de spectateurs. Mais plutôt que de fédérer un public autour d’une vision déconnectée de la difficulté actuelle à vivre et à se projeter aujourd’hui pour tout citoyen algérien consciencieux, Merzak Allouache a lancé de manière toute décomplexée son propre cri de rage, afin que les murs divers de l’intolérance, de la cupidité, de la corruption, du machisme et de tous les affronts quotidiens lancés aux principes élémentaires des droits de l’Homme, s’effondrent pour offrir un horizon dans lequel la jeunesse puisse se projeter. fichesducinema.com. Cédric Lépine


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