Angoisse et horreur dans une petite ville minière... À Cold Rock, petite ville minière isolée des États-Unis, de nombreux enfants ont disparu au fil des années sans laisser de traces et n’ont jamais été retrouvés. Chaque habitant semble avoir sa théorie sur le sujet, mais pour Julia, médecin de cette ville sinistrée, ce ne sont que des légendes urbaines. Une nuit, son fils de six ans est enlevé sous ses yeux par un individu mystérieux. Elle se lance à sa poursuite sachant que si elle perd sa trace, elle ne reverra jamais son enfant.

 (...) Étonnant et intelligemment construit, The Secret permet de discerner une véritable thématique dans l’œuvre de Pascal Laugier, avec une acuité qu’aucun de ses premiers films n’avait permise. (...) L’argument de base de The Secret séduit, avec un parfum suranné évoquant autant les classiques du cinéma d’horreur que les histoires épouvantables, racontées au coin d’un feu, pour le ravissement peu rassuré de son auditoire. (...) Les valeurs sûres d’un récit tel que celui-ci se basent sur la pureté des personnages, sur notre capacité à croire à leur innocence : une certitude que nous refuse perpétuellement Pascal Laugier, même dans les scènes les plus attendues. Ce jeu sur les attentes se poursuit finement au long du film, notamment autour des références évidentes aux twists à la M. Night Shyamalan. À tort ou à raison, celui-ci a durablement marqué la narration horrifique avec ses retournements de situation finaux : conscient de l’état d’esprit de son auditoire, Laugier en jouera donc, avec une légèreté diabolique. Ce jeu avec les codes narratifs n’est certes pas nouveau : la grande qualité de The Secret est de savoir se livrer à l’exercice tout en construisant un écrin narratif intriguant, qui s’appuie autant sur ses références que sur un sens de l’efficacité horrifique certain. Plus passionnant encore, Pascal Laugier choisit de poursuivre son numéro d’illusionniste dans le portrait de ses personnages : plus le film révèle de choses sur eux, moins le spectateur est sûr de lui – qui est à blâmer ? Qui est coupable ? Qui est le monstre ? Si sa narration va effectivement beaucoup jouer des retournements de situation, ce n’est pas le seul enjeu esthétique du film, qui s’attache, avec une photographie sombre, nocturne, directement héritée de l’univers horrifique, à faire évoluer son mystère avec constance. (...) Vincent Avenel. Critikat.com


Pascal Laugier est réalisateur et scénariste français, spécialiste de films d'horreur. Repéré par Christophe Gans, Pascal Laugier se voit offrir par ce dernier de réaliser le making-of de son film Le Pacte des loups (2001). Fort du succès du film et du making-of, dont la qualité est saluée, Pascal Laugier se jette à l'eau et réalise en 2004 son premier long métrage, Saint Ange, un film d'horreur fantastique dans lequel il dirige Virginie Ledoyen et Lou Doillon. En 2008, il crée la polémique avec son second long-métrage Martyrs, tourné au Canada, qui, à cause de son gore extrême, passe à deux doigts d'être interdit au moins de dix-huit ans. L'accès n'en sera finalement limité qu'aux moins de 16 ans avec avertissement, ce qui permit au film une meilleure distribution.

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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.