Comédie. Caroline, fraîchement retraitée, entame une nouvelle vie et une nouvelle liaison avec un homme plus jeune. Beau trio d'interprètes pour cette chronique d'un amour naissant.

Quelle jubilation ! Une comédie bien écrite, mise en scène avec invention, interprétée à la perfection : bref, ce à quoi aspirent en vain presque tous les "décideurs" du cinéma français actuel. Yann Tobin, Positif.


Il y a chez Marion Vernoux - Personne ne m'aime, Reines d'un jourA boire - une forme d'effronterie pétillante, une hardiesse qu'on a toujours bien aimée et qu'on retrouve intacte. Caroline, dentiste d'une soixantaine d'années, vient de prendre sa retraite. Du temps libre s'offre à elle, elle ne sait qu'en faire. En se forçant un peu, elle se rend dans un club de retraités. Première impression, déprimante, de régression. Elle y retourne pourtant,et elle fait bien : elle rencontre Julien, un animateur du club, beaucoup plus jeune qu'elle, qui pourrait être son fils. Ils deviennent amants. Euphorie sexuelle, relation a priori sans lendemain. L'attache­ment réciproque les surprend tous deux. Les Beaux Jours est une comédie sentimentale proche de la fable. Réaliste certes, mais pas encombrée par des explications psychologiques. L'emballement de Caroline et de Julien n'est pas la conséquence d'un manque ou d'un déséquilibre. Caroline a un mari (Patrick Chesnais) qu'elle aime ; et Julien, coureur de province, ne fait pas de fixette sur les « vieilles ». Les épisodes s'enchaînent sans heurts ni fausse note, avec une justesse qui fait oublier le caractère improbable de cette liaison. On croit au couple que forment Fanny Ardant et Laurent Lafitte. Dans leurs regards, leurs gestes, leur manière de plaisanter ensemble, ils font très bien ressentir le désir et la complicité amoureuse. (...) L'amour donne ici des ailes en modi­fiant la perception du temps qu'il reste. La vieillesse, les années passées, la mort qui se rapproche, tout cela est soudain mis entre parenthèses. (...) Outre le mari, la femme, l'amant, il y a une ribambelle de personnages secondaires réjouissants, qui gravitent autour du club des retraités. Avec eux, loin de la mode et des diktats, Marion Vernoux célèbre le plaisir de boire le midi, de fumer, de lâcher prise. À un moment, alors qu'il fait un froid de canard, la drôle de tribu composée de seniors court à poil ou presque sur une plage... A l'image de ce film aventureux, revigorant et galant, qui envoie joliment valdinguer les principes de précaution. Jacques Morice. Télérama.fr


Marion Vernoux est une scénariste, réalisatrice et actrice française. En 1991, elle signe pour la Sept un téléfilm très remarqué, Pierre qui roule, dans lequel transparaît déjà son goût pour les situations insolites. Elle réalise en 1994 son premier long-métrage, Personne ne m'aime, un road-movie au féminin, avec les égéries Nouvelle vague Bernadette Lafont et Bulle Ogier. La critique est emballée par le ton décalé de ce premier opus, auquel succède Love etc. (1996), adaptation du best-seller de Julian Barnes avec le couple Charlotte Gainsbourg-Yvan Attal. Les films chamarrés et gorgés de chansons de la malicieuse Marion Vernoux, font la part belle aux comédiennes. Valeria Bruni-Tedeschi trouve un de ses plus jolis rôles, celui d'une chômeuse amoureuse, dans Rien à faire, présenté à Venise en 1999, tandis que Karin Viard et Hélène Fillières sont les héroïnes de Reines d'un jour, puzzle sentimental sorti en 2001. La cinéaste poursuit dans cette veine, entre fantaisie et mélancolie, avec A boire (2004), qui narre les tribulations arrosées de trois paumés dans une station de sports d'hiver.


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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.