1952. Bill Rohan a dix-huit ans et l’avenir devant lui, avenir bientôt contrarié lorsqu’il est appelé pour effectuer son service militaire en tant qu’instructeur dans un camp d’entraînement pour jeunes soldats en partance pour la Corée.

A quatre-vingt-un ans, John Boorman dépeint sa jeunesse avec une palette de registres contrastés, pour un film tendre et émouvant.

John Boorman a attendu d'avoir 81 ans pour donner une suite à Hope and glory. Ce ­tardif retour de l'autobiographie dans une filmographie jalonnée de films de genre (Excalibur, Délivrance...) est très émouvant. D'autant que ce probable chant du cygne met fin à une décennie de films jamais sortis en France (In my country, The Tiger's Tail)...Il sera peu question de reine ou de patriotisme dans Queen and country, mais beaucoup des amours naissantes du troufion Bill, double du cinéaste, qui fait son service ­militaire alors qu'Elisabeth II accède au trône. Les truculentes scènes avec officier sadique et perm en galante compagnie précèdent le retour à la vie civile : le héros rejoint alors le cottage familial sur une île au milieu de la Tamise et s'initie au cinéma, en compagnie d'une sœur aînée aux baisers incestueux. Commencé dans la veine de MASH, le film s'achève sous l'influence mélancolique de Tchekhov : le vétéran Boorman peut prendre sa retraite sans rougir. Jérémie Couston. Télérama.fr


John Boorman est né dans la ville de Shepperton, dans la banlieue de Londres. Il grandit à côté des studios de cinéma de la ville. Boorman passe une partie de son enfance chez les Jésuites et sa jeunesse est marquée par les bombardements allemands pendant la seconde guerre mondiale. Il fera le récit de cette période difficile dans La guerre a sept ans. John Boorman intégrera d'ailleurs beaucoup d'éléments autobiographiques dans ses œuvres. À dix-huit ans, il gagne sa vie en étant critique de cinéma à la radio et en écrivant des articles pour divers magazines. Il fait ensuite ses premières armes à la télévision et devient monteur à la télévision pour le BBC, avant de réaliser des courts métrages documentaires. En 1965, il tourne son premier long métrage Sauve qui peut. L'année suivante, retour au film documentaire avec un film sur D.W. Griffith, The Great Director. C'est en faisant des recherches sur Griffith, que John Boorman rencontre Judd Bernard qui lui confie le script du film policier Le Point de non retour avec Lee Marvin. En 1972, il réalise Délivrance, le film est un immense succès critique. Après ce succès, Boorman désire réaliser un film de science-fiction. Il veut adapter Le Seigneur des Anneaux, mais devant le coût du projet les producteurs refusent. Il écrit alors un scénario original d'anticipation très pessimiste: Zardoz.
Le cinéaste met alors quatre années pour réaliser ce qui restera sans doute comme le chef d’œuvre de sa carrière : Excalibur. Commence alors pour lui une décennie de succès. Il enchaîne La Forêt d'émeraude, La guerre a sept ans et Tout pour réussirVéritable nomade du cinéma, John Boorman se balade entre les États-Unis, l'Angleterre et l'Irlande depuis maintenant plus de trente-cinq ans.


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