Le commissaire Nyman est assassiné dans la chambre d'un hôpital où il vient de subir une intervention chirurgicale. L'enquête est confiée à Martin Beck, flanqué de son adjoint Einar Rönn. Tous deux apprennent bientôt que la victime était détestée pour ses méthodes violentes, et responsable de la mort d'une jeune femme diabétique... En Suède, dans les années 1970, un homme décide d'abattre tous les policiers qu'il croise. Constat amer des méthodes policières de l'époque, doublé d'une intelligente réflexion sur l'ordre et la violence.

Inédit dans les médiathèques

* Prix du meilleur film et meilleur acteur, Guldbagge awards, Suède 1977


(...) A la fois film d'action , film à grand spectacle, thriller et réflexion sur le fonctionnement des sociétés scandinaves et leurs rapports au politique, ce film est une adaptation d'un roman de Sjowall et Wahloo, les créateurs du polar nordique dans les années 1960 et 1970. (...) Widerberg aime ici jouer la carte de la subversion ; il renverse l'ordre établi et pointe du doigt les exactions policières. Le point de départ narratif est ainsi le massacre sanglant d'une ordure de poulet qui a passé sa vie à maltraiter les prévenus et à imposer sa vision sociale de l'ordre. Un discours loin des idéaux sur les cow-boys des temps modernes. On l'en remercie. Frédéric Mignard, aVoir-aLire.com,10 janvier 2010.

Malgré les apparences, le réalisateur engagé d'Adalen 31 (1) et de Joe Hill ne pouvait se contenter de faire un simple film d'action. Cette histoire de "famille" policière est un authentique thriller, efficace, bien rythmé, réalisé avec des moyens hollywoodiens. C'est aussi un constat accablant sur les méthodes policières, les réflexes corporatistes qui couvrent interrogatoires poussés et "bavures regrettables". Enfin, c'est une réflexion intelligente et sans ambiguïté sur l'ordre et la violence dans nos sociétés contemporaines. Une réussite. Gérard Camy, Télérama hors série, Le guide du cinéma chez soi.


Romancier, scénariste, réalisateur et critique de cinéma, Bo Widerberg (1930-1997) signe en 1962 Regards sur le cinéma suédois, un pamphlet violent qui stigmatise le passéisme du cinéma suédois contemporain, y compris Ingmar Bergman. Avec Le Péché suédois et Le Quartier du corbeau, tous deux de 1963, il sera considéré comme le chef de file d’une “nouvelle vague” suédoise, orientée vers un pessimisme social qui s’attache à filmer la classe ouvrière. La consécration internationale arrive avec Elvira Madigan (1967), Adalen 31 (1969) et Joe Hill (1971), tous trois primés à Cannes, et dans lesquels il renouvelle complètement sa manière de filmer et ses thématiques. Avec Un Flic sur le toit de 1976, il réalise un film de genre qui reste la référence du cinéma scandinave. Cinenordica.com  

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