Paris. Depuis plusieurs mois, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence. Le directeur de la PJ, Robert Mancini, a été parfaitement clair avec ses deux lieutenants les plus directs, Léo Vrinks, patron de la BRI (Brigade de recherche et d’intervention), et Denis Klein, patron de la BRB (Brigade de répression du banditisme) : celui qui fera tomber ce gang le remplacera à son poste de grand patron du 36 quai des Orfèvres. La lutte est ouverte entre ces deux grands flics, autrefois amis.

36. Un chiffre qui résume à lui seul le lieu et l’histoire du métier le plus utilisé du cinéma. Traitée à toutes les sauces, du plus gros polar violent à la comédie potache et pas forcément intelligente, la police n’a eu de cesse de remplir différentes missions et d’enquêter à tout va sur les crimes et délits en tous genres. 36, Quai des Orfèvres s’inscrit dans ce nouveau genre, ou plutôt dans cet héritage français, qui amorce le retour incertain de ce type de polar noir depuis quelques années, avec des films comme Le Convoyeur, Scènes de crimes, L627 ou encore Le Cousin. Des films justes et renseignés, où les héros ne sont pas beaux, bronzés et à l’épreuve des balles. Non. Ce sont juste ces hommes, pas forcément braves et intrépides, qui se dévouent corps et âme pour un métier fait d’utopie de lois et de justice, mais à la réalité bien plus dure. Ces flics des rues qui ne sont finalement que des hommes simples, avec souvent une psychologie faillible. (...) Plus qu’un simple film policier, 36 est un polar à la française, un vrai. Et il suffit d’attendre le premier braquage, véritable scène choc, puis l’arrivée de la police et de ses différents inspecteurs, pour s’apercevoir que l’on fonce droit dans le genre, dur, noir, froid et violent, autant psychologique que physique. Ce genre qui a pour pièce maîtresse certains films de Melville, Série noire et Police Python 357 d’Alain Corneau, ou encore Garde à vue de Claude Miller. (...) Cet "opéra tragique", comme le réalisateur l’entend lui-même, nous emmène vers ce côté obscur de l’homme face au choix impossible de la volonté de pouvoir contre la volonté de justice. Et Olivier Marchal ne se place pas en shérif du nouveau siècle. Non. Il ne fait que rendre compte d’un monde, le sien, celui qu’il a connu, rempli d’injustice alors qu’il prône l’impartialité et où il est nécessaire de s’affranchir de certaines choses pour mieux veiller à l’ordre. (...) Christophe Chenallet. Filmdeculte.com

Après avoir passé le concours d'inspecteur de police, Olivier Marchal intègre en 1980 la Brigade criminelle de Versailles, puis rejoint la section antiterroriste, où il a pour collègue Simon Michaël, l'auteur des Ripoux. Chef d'une brigade de nuit au milieu des années 80, Olivier Marchal suit parallèlement des cours de théâtre au conservatoire du Xème arrondissement. Après quelques rôles au cinéma et son départ de la police, Olivier Marchal écrit plusieurs scénarios pour le Commissaire Moulin. Il réalise ensuite Gangsters en 2002, un thriller nourri de son expérience de policier. Deux ans plus tard, il met en scène 36 Quai des Orfèvres. Olivier Marchal clôt en 2008 sa trilogie policière avec MR 73, un film noir dans lequel Daniel Auteuil incarne un flic dépressif et alcoolique à la recherche d'un tueur en série. EnfinOlivier Marchal réalise Les Lyonnais, film qui s'inspire de l'histoire des véritables gangsters du gang des lyonnais sévissant en France dans les années 70.

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Ce film est accessible pour un public entre 16 et 99 ans.