D'après l'histoire et le livre d'Irène Frachon. Dans son hôpital de Brest, une pneumologue découvre un lien direct entre des morts suspectes et la prise d'un médicament commercialisé depuis trente ans, le Mediator. De l’isolement des débuts à l’explosion médiatique de l’affaire, l’histoire inspirée de la vie d’Irène Frachon est une bataille de David contre Goliath pour voir enfin triompher la vérité.

Emmanuelle Bercot est réalisatrice, scénariste et actrice. En 2015, elle obtient le Prix d'interprétation féminine à la 68e édition du Festival de Cannes pour Mon Roi de Maïwenn. Elle fut également nommée cinq fois aux Césars, dont celui de la meilleure actrice pour Mon Roi et du meilleur réalisateur pour La Tête haute en 2016.

« Dans la mesure où c’était à Irène Frachon de décider à qui elle préférait confier l’adaptation de son livre, j’ai déjeuné avec elle, à Paris, quelques mois après la sortie du livre, c’est-à-dire il y a près de six ans. J’ai tout de suite compris que cette femme haute en couleurs pouvait être un extraordinaire personnage de fiction. Racontée par elle, avec toute sa passion, avec toute son émotivité, l’affaire prenait un tout autre relief. Ce n’était plus l’histoire du Mediator, mais le combat de cette femme hors du commun. (...) – Emmanuelle Bercot à propos de La Fille de Brest.

Obsédée depuis l’enfance par l’idée de la justice, Emmanuelle Bercot, qui avec La tête haute (2015) se penchait sur le sort réservé par les instances judiciaires aux enfants délinquants, poursuit son incursion dans le registre social avec le combat hors du commun d’une femme bien décidée à interdire la commercialisation d’un médicament, jugé responsable de la mort de plusieurs centaines de personnes.
Le film démarre par l’image d’une femme seule au milieu d’un océan agité. On ne pouvait trouver métaphore plus explicite pour nous jeter dans l’ambiance de ce que va être le récit de ce portrait de femme qui force l’admiration. La réalisatrice, qui a longuement rencontré Irène Frachon avant de se lancer dans cette aventure cinématographique courageuse, nous propose un film-dossier largement étayé, au rythme serré, sans temps mort. Très vite, on se laisse embarquer dans cette histoire prenante, qui ne nous épargne ni les sigles barbares, ni les chiffres en pagaille, ni les études scientifiques ardues qu’un découpage alerte nous rend cependant accessibles. Devant affronter le mépris et le cynisme de ses adversaires qui la considère comme un vulgaire « petit médecin de province », cette femme à l’idéalisme inébranlable franchira un à un les obstacles qu’elle rencontrera sur sa route. Une mise en scène efficace nous plongera au cœur de l’action et ses doutes, ses peurs, ses succès deviendront les nôtres. Au delà de dénoncer le lobby des laboratoires pharmaceutiques et la responsabilité de l ’état qui a failli à sa mission, Bercot nous sensibilise à la souffrance des corps, conséquence de ces failles, avec des images d’opération à cœur ouvert difficilement supportables pour les âmes sensibles, suivies, quelques minutes plus tard, par une scène d’autopsie encore plus réaliste . Si douloureuses soient elles, ces scènes imprègnent le film de la dureté indispensable à l’avancée de la lutte engagée. Un film humaniste et intelligent. www.avoir-alire.com


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Ce film est interdit aux moins de 18 ans.