Melvin n'a rien du superhéros classique. C'est un loser de plus de 40 ans qui vit chez sa mère. Il passe sa vie à faire la fête, à se droguer et à enchaîner les conquêtes d'un soir. Un jour, c'est l'accident et son cœur arrête de battre pendant deux minutes. Il décide alors de donner un nouveau sens à son existence. Parce qu'il veut également revoir son fils et revenir dans le droit chemin, il compte bien utiliser son pouvoir à bon escient. Avec Lucille, son ami handicapé, il s'entraîne mais s'aperçoit vite qu'on ne s'improvise pas justicier...

À l'image de son anti-(super)héros, le film a le mérite de rompre avec la solennité et l'emphase. Et de revenir à de petits trucages, modestes et efficaces : un Rubik's Cube en suspension, c'est nettement plus impressionnant que les déluges de gravats numériques d'"X-Men : Apocalypse". Télérama


"Malgré sept films à son actif, Nick Love est un quasi inconnu hors des États-Unis. Avec American Hero, il prend le contrepied des films de super-héros traditionnels, à l’instar du récent DEADPOOL des studios Marvel, qui avait su insuffler fraîcheur et humour à ce genre trop balisé. Ainsi, on suit Melvin (Stephen Dorff), un type complètement paumé et qui paradoxalement est doté d’un pouvoir extraordinaire, celui de faire bouger les objets. Séparé de son fils, Rex, il va tout faire afin de le retrouver. American Hero démarre d’une manière atypique et maligne. On y voit toute une ville rechercher désespérément Melvin, qui acquiert ainsi un statut de légende, que tout le monde connaît mais dont le spectateur ignore encore l’apparence. Surprise, on le découvre errant près d’une poubelle. Cette entame donne le ton général du film qui insiste sur ce décalage entre l’image projetée par Melvin et ce qu’il est réellement, un pauvre type qui ne pense qu’à faire la fête, se droguer et boire. On s’aperçoit d’ailleurs assez tardivement de ses dons de super-héros qu’il gâche lamentablement avec son équipier Lucile. Il faut donc reconnaître que Nick Love commence son film sur de bonnes bases, avec cette volonté manifeste de désacraliser le sempiternel film de super-héros, ce qui est vraiment rafraîchissant et bienvenu. American Hero fait également un parallèle intéressant entre la figure du super-héros et la parentalité. Un parallèle d’autant plus puissant lorsque l’on comprend que le héros a perdu son propre père, et qu’il y a une forte envie de la part du personnage à ne pas reproduire l’échec sur sa propre descendance. On retiendra aussi du film des effets spéciaux assez bien faits, surtout quand on le compare à son budget modeste." cinechronicle.com

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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.