Nafas est une jeune journaliste afghane qui s'est réfugiée au Canada durant la guerre civile des talibans. Elle reçoit une lettre désespérée de sa petite sœur, restée là-bas, et qui a décidé de mettre fin à ses jours avant la prochaine éclipse de soleil. Nafas part donc secourir sa sœur à Kandahar et tente, pour ce faire, de franchir la frontière irano-afghane.

Un film sur la dictature des talibans et la douleur d'un peuple. L'occasion pour Mohsen Makhmalbaf de dénoncer la dictature islamique des Talibans et le marasme économique d'un pays où l'oppression et la misère sont le lot de tous.

Présenté au Festival de Cannes et gratifié du Prix du Jury Oecuménique, ce film du réalisateur iranien maintes fois célébré dans de nombreux festivals, Mohsen Makhmalbaf, bénéficie d'une manière tout à fait inattendue d'une troublante actualité. Car cette visite de l'Afghanistan, de nos jours, par des chemins de traverse est proprement hallucinante. Et à plus d'un titre. Tout d'abord parce qu'on ne peut qu'être interpellé quand un réalisateur iranien au service d'un régime qui n'est pas des plus tolérants cherche à dénoncer la situation dans un pays voisin à l'intégrisme délirant. (...) Son entreprise ne manque pas de courage. Certes, il montre plus qu'il ne dénonce mais la beauté des images, mêlée aux silhouettes hallucinantes de ces femmes voilées jusqu'au regard, transcende la sordide réalité. On se souviendra de ces enfants ânonnant sans les comprendre nombre de sourates. L'officine du médecine coupée en deux pour qu'il ne voit pas les femmes. Et cette scène au camp du Croissant Rouge avec le troc aux prothèses. On complètera la découverte du film par une projection du film documentaire de Christophe de Ponfilly intitulé Massoud l'Afghan, autre regard sur une terre sacrifiée. Christophe Calzado. L'Annuel du cinéma 2002.

Né dans une famille pauvre au sud de Téhéran, Mohsen Makhmalbaf travaille dès l'âge de huit ans, et il change de métier treize fois avant d'avoir dix-sept ans. Avant la révolution iranienne, il s'engage en politique, est arrêté et emprisonné pendant plus de quatre ans, pour n'en sortir qu'après la révolution. Il abandonne ensuite la politique, et se préoccupe de culture. Puis il commence à écrire et tourner des films. Il publie également des livres, dix-sept à ce jour, traduits dans plus de dix langues. Ses films ont été montrés dans plus de quarante pays et ont été présentés plus de mille fois dans des festivals de films internationaux. En 2002, il avait remporté 26 prix. Mohsen Makhmalbaf enseigne le cinéma aux membres de sa famille. Sa femme Marzieh Meshkini, ses filles Samira et Hana Makhmalbaf, sont elles aussi réalisatrices.

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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.