Entre espoir et frustration. Le 17 janvier 2011, le président tunisien Ben Ali est renversé par un soulèvement populaire. Le Printemps arabe débute. Un immense espoir gagne la Tunisie, le seul pays qui va connaître en quatre ans une véritable transition démocratique. En automne 2014, des élections irréprochables consacrent l’exception tunisienne. Mais l’envers du décor tunisien, plombé par la crise et par l’insécurité, est moins reluisant. Un monde sépare les régions de l’intérieur des palaces de Gammarth, des plages dorées d’Hammamet ou des cafés chics de La Marsa. Médecins, entrepreneurs, syndicalistes, chômeurs, chercheurs, guides touristiques, tous racontent un pays en ébullition.


Le film à ne pas manquer sur "la transition inachevée" en Tunisie. (...) Le film dresse le portrait d'un pays en recherche d'équilibre en donnant la parole à une multitude d'acteurs dans plusieurs régions du pays. Du port de Zarzis, point de départ des clandestins vers l'Italie, à Kairouan, quatrième ville sainte de l'Islam, où l'hôpital public manque de tout, puis à Sidi-Bouzid, d'où est partie l'étincelle de la révolution, et enfin à Sidi Ben Aoun, à quelques encablures de la frontière algérienne, où l'on trouve le fief du mouvement salafiste tunisien...Autant d'étapes de ce carnet de route à travers la Tunisie des oubliés. (...) Partout, les décharges publiques sont à l’abandon, un désastre écologique se prépare, jusque dans l’île de Djerba, joyau du tourisme tunisien. Le pays est frappé par une économie de contrebande qu’un État absent ne contrôle plus. Même la bière et l’essence se vendent au marché noir. Médecins, entrepreneurs, syndicalistes, chômeurs, chercheurs, guides touristiques, tous racontent un pays en ébullition. Entre espoir et frustration. Le défi du nouvel homme fort, Beji Caîd Essebsi, est de remettre sur pied la machine économique, tout en faisant face aux risques sécuritaires grandissants. Autant d’enjeux décrits par le ministre de l’Intérieur, Rachid Sfar, ou le leader de la gauche tunisienne, Hamma Hammami, qui ne circule plus que sous escorte policière
. Mondafrique.com, 2015.


Nicolas Beau est rédacteur en chef de Mondafrique. Il est diplômé de l'IEP (Paris) et a travaillé pour le Quotidien du Médecin, Le Monde, Libération, l'agence CAPA, le Nouvel Économiste, L'Expansion et en tant que journaliste d'investigation au Canard enchaîné. Entre 2007 et 2012, il est rédacteur en chef du site Internet d'information satirique Bakchich. Puis il crée Mondafrique, un site d'information et d'enquête sur l'Afrique francophone (Maghreb et Afrique de l'Ouest).


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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.