Quatre jeunes Français se réunissent au centre du pays pour parler du cœur du problème : a-t-on besoin de se ressembler pour partager un pays ? Martin s’appelle Martin France. Lui n’a jamais eu à prouver qu’il faisait partie de ce pays. Sophia est arrivée à sept ans d'Algérie – sa famille a fui le terrorisme, elle a tout de suite décidé que ce serait son pays. Amir, depuis Gaza, a rêvé de la France avant d’arriver à Paris à vingt-trois ans. Heddy a grandi dans les quartiers Nord de Marseille et lutte contre les préjugés. Une génération devenue adulte quand l’identité nationale faisait les gros titres. Comme si, tout à coup, il y avait des vrais et des faux Français, et qu’il fallait montrer patte blanche.

On est devenues adultes au moment où l’identité nationale faisait les gros titres comme si, tout à coup, il y avait des vrais et des faux français et qu’il fallait montrer patte blanche. On entendait tout le temps qu’on était une génération résignée. Nous, c’est pas dans ce pays-là qu’on avait l’impression de vivre. Aurélie Charon et Amélie Bonnin

(...) Amir, Heddy, Martin et Sophia ne sont pas de simples témoins, mais de vrais partenaires de réalisation. Nous avons fait le film avec eux, affirme Amélie Bonnin. En leur demandant de se filmer avec leur smartphone et en prenant soin de les cadrer à hauteur de regard ; en favorisant le principe de conversation au détriment du principe d’interview, qui induit une forme d'ascendant du questionneur sur le questionné ; en les impliquant aussi dans différentes petites mises en scène, qui donnent au documentaire une tonalité joueuse ; en créant enfin les conditions de rencontres et d’échanges entre un garçon originaire de Gaza et aspirant à la nationalité française (Amir), un boxeur désireux de devenir comédien, né dans les quartiers Nord de Marseille et qu’insupportent les clichés (Heddy), un jeune agriculteur du Nord Pas-de-Calais ayant pour patronyme « France » (Martin) et une jeune femme ayant fui à 7 ans le terrorisme en Algérie et qui décida de « s’inscrire au caté » dans l’espoir d’intégrer « la bande des Français » (Sophia). Plutôt que les filmer dans leur environnement, nous leur avons donné rendez-vous à Châteauroux, ville générique dont Aurélie et moi sommes originaires et qui se trouve au centre de la France. Ils y ont fait connaissance et se sont parlé. Ont évoqué différents sujets qui leur tenaient à cœur dans des décors évocateurs comme l’école, l’aéroport ou la piscine à vagues. » Des nombreuses interactions entre les uns et les autres, comme de l’attention qu’ils se portent et des sourires qu’ils échangent, La Bande des Français tire son indéniable charme. L’impression d’un film à six dont le style, lui aussi, nous parle de jeunesse. Télérama.fr. François Ekchajzer

Aurélie Charon présente depuis sept ans l’émission Une vie d’artiste chaque lundi soir à 23h00 sur France Culture. Elle réalise également des séries documentaires sur la jeunesse.
Amélie Bonnin est directrice artistique, scénariste et réalisatrice. Elle a notamment réalisé en 2013 La mélodie du boucher pour Arte. En 2017, elle sort diplômée de l’atelier scénario de la Fémis. Elle travaille actuellement à l’écriture de son premier long-métrage de fiction.

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Ce film est interdit aux moins de 12 ans.
La présence d'un adulte est conseillée pour les plus jeunes.