Un huis clos dans le bureau de l’avocat. Un tête-à-tête entre ceux qui cherchent refuge et celui qui a consacré sa vie à les défendre. Où en est le droit d’asile en France ? Gilles Piquois bataille sec pour invalider les verdicts de l’Ofpra, et donner une seconde chance aux demandeurs d’asile. Au tumulte du monde qui s’invite dans son cabinet, Maître Piquois oppose sa rigueur et son humour, sa brusquerie et son attention empathique.

Succession épurée de témoignages de ces déboutés du droit d’asile venus d’Afghanistan, de Géorgie, d’Albanie, du Sri Lanka ou de Tchétchénie, le film doit beaucoup à la confiance tissée entre l’avocat et la réalisatrice. « J’ai rencontré Piquois il y a une dizaine d’années. Au sein de RESF (Réseau éducation sans frontières), je m’occupais des dossiers de régularisation de familles sans papiers de l’école de mes enfants, dont une Serbe à l’histoire tragique, mais au dossier rejeté par l’Ofpra. Piquois a travaillé des mois dessus et a gagné. » Le temps passe, la réalisatrice enchaîne les films mais n’oublie pas. « Il y a trois ans, quand les images de bateaux s’échouant sur les côtes européennes ont envahi nos écrans, quand j’ai mesuré les réponses pitoyables de nos démocraties à ces situations insoutenables, j’ai songé que le seul endroit où j’avais envie d’être était son bureau. Je lui ai, en quelque sorte, demandé l’asile. » Elle y reste un an, le temps du repérage du nouveau documentaire qu’elle a en tête. Dans le dépouillement du dispositif – le bureau de Piquois, derrière lequel se pressent les demandeurs d’asile –, elle souhaite capter « ce moment tellement intense où la confiance se donne, où ces gens malmenés, suspectés de mentir, peuvent enfin s’abandonner ». Au tumulte du monde qui s’invite dans son cabinet, Piquois oppose sa rigueur et son humour, sa brusquerie et son attention empathique. (...) Alors que le décompte des noyés de Méditerranée n’est pas près de s’arrêter, que les pays européens n’en finissent pas de se repasser la patate chaude et de parler « quotas tolérables », le film se place résolument du côté du droit, celui de la convention de Genève. « La culture du rejet est puissante. Expédier, comme le fait l’Ofpra, la vie de quelqu’un en une demi-heure est révoltant. Ne peut-on pas imaginer un droit d’asile puissant et généreux ? » Marie Cailletet. Télérama.fr

Après dix années auprès de Claude Santelli en tant qu'assistante, Valérie Denesle commence à réaliser des films documentaires en 1997, pour Arte, France 2, France 5. Elle a notamment réalisé La banque qui veut prêter plus… (2012); Dans la famille croque-mort... (2016); Ma vie à l'Hôtel (2007).

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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.