Lavis animé à l'encre de chine et aquarelle. La rencontre entre un vieux et sage musicien et un jeune pêcheur serviable. Pour le récompenser de lui avoir porté secours sur le chemin vers son village dans les montagnes, un vieux musicien apprend à un tout jeune pêcheur son art de la cithare. Une profonde amitié naît entre eux, jusqu’au jour où le vieil homme, après lui avoir fait don de son propre instrument de musique, s’évanouit dans le paysage...


* Premier Prix du Festival International de Films d'Animation de Shanghai, 1988.

* Grand Prix au 1er Festival d'Animation de Beijing, 1989.

* Prix du Meilleur Court-métrage, 14 ème édition du Festival International de Films de Montréal, 1990.

* Prix du Meilleur Film au Festival International du Film d'Animation de Mumbai, 1992.


Le film utilise une technique unique au monde, mise au point par le peintre caricaturiste Tei Wei depuis 1960 avec son film Les têtards à la recherche de leur maman : le lavis animé à l’encre de chine et à l’aquarelle dont il est le seul à connaître le secret. Les dix-huit minutes de "lavis animé" du film Impression de montagne et d'eau ont nécessité plus de 20 000 clichés et près de 12 000 peintures ! Ce film survole dix siècles de la peinture chinoise puisque cette technique revient à mettre en mouvement la peinture chinoise traditionnelle, en la filmant image par image. Cela donne une animation presque magique, mais très difficile à réaliser : l'encre de Chine ou l'aquarelle n'imbibent jamais de la même façon le papier en fibre de mûrier et le peintre ne dessine jamais deux traits identiques... Dans les années 1980, Hu Jinqing a développé une nouvelle forme de lavis animé qui permet de réduire le nombre de peintures nécessaires, en conservant les fonds de plan en plan. On l'appelle "lavis découpé" car il intègre la technique des découpages articulés. La Mante religieuse et L'Épouvantail en sont des exemples admirables. Avec Les singes qui veulent attraper la lune, Zhou Keqin a renouvelé cette technique : ses silhouettes, qui rappellent les ombres chinoises dans un style très moderne, sont déchirées dans du papier de mûrier, dont la texture donne aux singes cet aspect duveteux. Cliquez ici pour accéder à un dossier pédagogique complet des films Impression de montagne et d'eau et autres histoires.


Peintre caricaturiste, directeur des Studios d'Animation de Shanghai dès leur fondation en 1949, Te Wei leur donne une orientation définitivement élitiste. C'est lui qui a mis au point en premier les admirables animations de la peinture traditionnelle chinoise que l'on appelle "lavis animé". La virtuosité des films comme Les Têtards à la recherche de leur maman, La Flûte du Bouvier, Impression de montagne et d'eau font de lui un créateur unique reconnu dans le monde entier.



Retrouvez " au fil du parcours... " d'autres films animés chinois réalisés par Te Wei et/ou produits par les Studios d'Art de Shanghai.

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Ce film est accessible pour un public entre 4 et 99 ans.