CHRONIQUES HISTORIQUES, POLITIQUES ET SOCIALES
Enfants de Daech, les damnés de la guerre
Documentaire poignant et édifiant.
Ils seraient une centaine de milliers d’enfants, livrés à eux-mêmes après les combats contre Daech. Ce sont des orphelins errant dans les rues de Mossoul, mais aussi "des enfants de Daech", ceux dont la famille a prêté allégeance au califat et qui n’ont plus d’existence légale. Sans papiers, ils n’ont accès ni à l’école, ni aux soins médicaux, ni à l’aide alimentaire. Ce sont aussi les dizaines de milliers d’enfants enfermés dans des camps après la chute de Daech, avec les femmes les plus radicalisées et dans des conditions humanitaires catastrophiques, que fragilise encore la crise du Covid-19. Une enquête inédite, sur une génération d’enfants victimes de la guerre contre l’État Islamique. Comment les aider à retrouver foi en l’avenir et une place dans la société, et éviter qu’ils ne deviennent une menace pour la communauté internationale ?
- Prix du public, FIGRA, Douai 2022
Ce remarquable documentaire décrit la
situation dans laquelle se retrouvent les enfants de djihadistes en
Syrie et en Irak. (…) “Si rien n’est fait, à la moindre occasion, ils
vont vouloir venger leurs frères ou leurs pères”, estime Anne Poiret,
réalisatrice du documentaire (…). Dans cette enquête édifiante, (…)
cette spécialiste des questions de l’après-guerre au Moyen-Orient décrit
comment les enfants des djihadistes sont marginalisés, privés
d’éducation, de nourriture et de soins en Irak et en Syrie, depuis la
fin du califat en mars 2019. Raoul MBOG, telerama.fr
De
Mossoul, métropole du nord de l’Irak où le califat fut proclamé en
2014, à Rakka, la capitale de l’EI en Syrie, la réalisatrice Anne Poiret
est allée à la rencontre de ces enfants de djihadistes et
enfants-soldats de l’EI. Lauréate du prix Albert-Londres 2007 et autrice
d’un documentaire remarqué sur la reconstruction de Mossoul, elle donne
à comprendre, dans toute sa complexité, le sort de ces enfants de
Daech, les damnés de la guerre que la société irakienne rejette. Hélène SALLON, lemonde.fr
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