C'est l'une des rares personnes capables de tisser un lien entre l’homme et la vie sauvage. Le "pape" de la photographie animalière nous transmet, avec une subtilité qui lui est propre, ses émotions les plus intimes. Mais Vincent Munier en est convaincu : montrer la beauté du monde ne suffit plus. C'est un choc, une sorte de révolution culturelle que nous devons désormais opérer si nous voulons préserver – pour ne pas dire sauver – le monde que nous laisserons à nos enfants.

Photographe animalier, Vincent Munier a grandi dans les Vosges où son père, fervent naturaliste, l’a initié à l’art de la patience, de l’affût et de la prise de vue. Un livre et une parution ont contribué à le faire connaître du grand public en 2018. D’abord, la sélection de son travail dans l’album de fin d’année qu’a fait paraître l’association Reporters sans frontières. Puis, Tibet : minéral animal, sur les traces de la panthère des neiges avec l’inévitable Sylvain Tesson.

Le film documentaire brosse le portrait d’un fou de nature plus qu’un féru de technique : « Plus jeune, j’ai traîné dans des associations de photographes animaliers, c’est dingue comment le moindre collectif peut tenter de vous formater ! La photo, ça doit être comme ça, avec une netteté impeccable comme ça et le soleil forcément dans le dos, etc. » Le photographe s’est vite affranchi des canons. « Avant de lire les notices de matériel photo, les amateurs qui voudraient passer professionnels devraient déjà parcourir Robert Hainard et Bernard Géroudet» Le premier est naturaliste, le second, ornithologue. Sur un tempo contemplatif, ce film traduit les heures matinales, le froid et l’attente pour parvenir à observer l’animal : le pic noir, un cousin du pic vert, le grand tétras, un gallinacé sauvage très menacé, ou le lynx, régulièrement braconné dans les Vosges. Mais le film culmine avec la scène d’une rencontre avec neuf loups arctiques dans le Grand Nord canadien, quand les exclamations du photographe confinent à une sorte de jubilation amoureuse. Télérama.fr, 2020

Pierre-Antoine Hiroz est guide de montagne, réalisateur et producteur de film (Espace Production S.A.) né en Suisse en 1961. Après l’école obligatoire, il entame une formation de bûcheron. Il devient plus tard professeur de ski et guide de montagne. Tout en gardant cette dernière activité, il effectue des stages en tant qu’assistant-réalisateur sur des films documentaires, des reportages et des films publicitaires. Il réalise ainsi ses premiers films en quasi autodidacte. En 1985, son premier film documentaire Je veux le soleil debout, consacré à Stéphane Hiroz, son frère atteint de trisomie 21, le fait connaître dans le monde entier grâce à plusieurs prix. Réalisée autant en terre helvétique qu’à l’étranger, une partie de sa filmographie est consacrée à des personnages ayant accompli des exploits sportifs effectués dans des environnements difficiles comme la haute montagne ou les fonds sous-marins. A plusieurs reprises il a également réalisé des séries de fiction ou film documentaire pour la Télévision Suisse Romande.

Benoît Aymon est un journaliste suisse né en 1954. Après avoir obtenu une licence en lettres en histoire et français à Genève en 1979, il anime les informations matinales de la Radio Suisse Romande. Puis il entre à la Télévision suisse romande en 1981. Il y fait ses débuts en présentant le journal du soir de 1989 à 1993. Dès 1993, il crée, coproduit et coprésente l'émission Passe-moi les jumelles, émission phare de la Radio Télévision Suisse. Il a travaillé en coproduction avec Arte pour la réalisation de trois films : Profession : Guides de Montagne (2003), Secours en Montagne (2001) et La Haute Route (2006). Il dirige désormais le Festival international du film alpin des Diablerets (FIFAD).

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