Jack est un chauffeur de limousine attachant et socialement un peu inadapté. Il passe le plus clair de son temps avec son ami Clyde et sa femme Lucy. Grâce à eux, il rencontre la fragile et maladroite Connie et en tombe amoureux. Afin de la séduire, Jack apprend à cuisiner avec ténacité, se prend à rêver d'une nouvelle carrière et va même jusqu'à apprendre à nager. Mais alors que le couple de Jack et Connie tente de dépasser leurs inhibitions sans renoncer à leur idéal, celui de Clyde et Lucy commence, lui, à s'effriter...

Le comédien caméléon passe avec ce film à la réalisation, une jolie réussite, comédie intimiste en demi-teintes. Positif 

Jack, la quarantaine, apprend à nager. Se jeter dans le grand bain, accepter le risque de vivre, d'aimer : derrière et devant la caméra, Philip Seymour Hoffman file la métaphore, bonnet jusqu'aux yeux, dans le bleu d'une piscine new-yorkaise. Pour son premier film en tant que réalisateur, il est resté dans des eaux familières : l'adaptation d'une pièce intimiste, Jack goes boating, qu'il avait déjà interprétée et mise en scène off Broadway.

Jack, ours introverti, n'a qu'un ami : Clyde, chauffeur de limousine, comme lui. Un type bien, prêt à tout pour sortir Jack de sa réclusion affective. Il lui dégote même une amoureuse, Connie, tout aussi timide. Névroses et sentiments dans la Grosse Pomme : on n'est pas chez Woody Allen, mais le film lui emprunte sa cruauté discrète (certaines scènes de tension entre Clyde et sa femme évoquent Maris et femmes), un goût pour les rencontres tragi-comiques, comme ce dîner qui tourne à la crise...

Philip Seymour Hoffman réussit un film d'acteur pour les acteurs. Il fait la part belle à ses partenaires, telle Amy Ryan, qui joue la petite souris borderline avec une ­finesse de dentellière. Quant à Seymour Hoffman lui-même, profondément touchant, il prouve encore une fois qu'il peut tout jouer. — Cécile Mury, Télérama

Oscar du meilleur acteur en 2006 pour le film Truman Capote de Bennett Miller, Philip Seymour Hoffman, le comédien entre planches et plateaux, avait construit un itinéraire singulier, préférant les réalisations indépendantes et collectives aux marches d’Hollywood. Débutant sa carrière de réalisateur seulement quatre ans avant de disparaître, Rendez-vous l'été prochain reste son premier et dernier long métrage à la fois derrière et devant la caméra.


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Ce film est interdit aux moins de 16 ans.