LA VIE MÊME !
La caméra de Claire (Keul-Le-Eo-Ui-Ka-Me-La - VOstf)
Lors d’un voyage d’affaires au Festival de Cannes, Manhee est accusée de malhonnêteté par sa patronne, et licenciée. Claire se balade dans la ville pour prendre des photos avec son polaroïd. Elle fait la rencontre de Manhee, sympathise avec elle, la prend en photo. Claire semble capable de voir le passé et le futur de Manhee, grâce au pouvoir mystérieux du tunnel de la plage. Désormais, Claire décide d’accompagner Manhee au café où elle a été licenciée. C’est le moment de découvrir le pouvoir de Claire à l’œuvre…
Jumeau lumineux du Jour d'après, La Caméra de Claire est un beau haïku sur la mesquinerie et la lâcheté des hommes, sur la volatilité des liens et la magie des brèves rencontres. La Septième Obsession
Claire arpente la ville avec nonchalance pour prendre en photo les figures qu’elle croise, ce qui altère imperceptiblement leur comportement. Calme et énigmatique, Claire est un personnage qui révèle et répare (c’est le sens de son tout dernier plan, où elle recompose sur elle les lambeaux de tissus d’une robe déchiquetée) par son regard sur ce qui l’entoure. De ce principe narratif, Hong Sang-soo tisse l’air de rien, sous l’apparente légèreté d’un film de vacances, une toile sophistiquée en recourant à de prodigieux zooms et décadrages qui creusent l’espace et le temps de plans-séquence afin d’y dévoiler des intersections cachées. D’où une comédie délicieuse, où l’on fredonne des comptines enfantines, qui se pare dans le même temps d’une doublure fantomatique autour de laquelle la mise en scène construit une armature d’une minutie presque parfaite. Mais comment Hong Sang-soo fait-il, une fois encore, pour réaliser un film à ce point précis (pas un plan en trop) et pourtant si malicieux ? Mais comment fait-il pour tourner des petits films aussi grands ? Josué Morel. Critikat.com
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