Denise Rimbaud abandonne son mari, son travail et la ville pour aller vivre à la campagne. Paul Godard, producteur d'émissions de télévision, a peur de quitter la ville, peur de la solitude depuis le départ de Denise. Un film en quatre mouvements qui dénonce une société en déliquescence où l'argent et l'indifférence règnent en maîtres. Ralentis, images figées, une œuvre qui réinvente le langage cinématographique.

Inédit en DVD dans les médiathèques.

Jean-Luc Godard est un nom mythique du cinéma. De son premier long métrage, À bout de souffle (1960) jusqu’à Adieu au langage (2014), il a abordé tous les genres cinématographiques. Son travail comprend aussi bien des films documentaires que des films de fiction, des films de quelques minutes que des longs métrages, des séries vidéos que des publicités. Il a même élargi le champ des différents genres par la réalisation de nombreux  essais documentaires ou de fiction. Godard est un cinéaste qui a profondément révolutionné l’écriture cinématographique et changé notre regard. Certains de ses films sont devenus des classiques et s’ils ont peut-être perdu le pouvoir provocateur qu’ils ont eu au moment de leur sortie sur les écrans (car avec le temps le cinéma a assimilé ses fulgurances et ses audaces), d’autres, au contraire, plus récents, déconcertent par leur complexité, l’abondance des références et des citations, par la nouveauté et l’originalité de leur langage, loin de toute narration classique.

Après avoir passé son baccalauréat en 1949, Jean-Luc Godard s'inscrit à la Sorbonne en Propédeutique et certificat d'ethnologie. Le jeune homme fréquente surtout les ciné-clubs et la Cinémathèque Française d’Henri Langlois, installée rue de Messine depuis 1948. Au « ciné-club du Quartier Latin », Jean-Luc Godard fait la connaissance des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague, Jacques Rivette et Eric Rohmer, qui fondent La Gazette du cinéma. C'est dans cette toute jeune revue qu’il signe ses premiers textes, adoptant parfois le pseudonyme de Hans Lucas (« Jean-Luc » en allemand). Le rêve de Godard est alors de publier un roman chez Gallimard. Que ce soit dans La Gazette du cinéma ou les Cahiers, Godard mène déjà une réflexion sur le cinéma. Le texte qu’il signe pour le premier numéro des Amis du cinéma, en 1952, a pour titre Qu'est-ce que le Cinéma ?  et se termine par cette phrase : « Aussi, à la question Qu'est-ce que le Cinéma ?, je répondrai d'abord : l'expression des beaux sentiments ». Toutefois, son texte théorique le plus important est Défense et illustration du découpage classique; le jeune homme s’en prend, dans les pages même des Cahiers, à la pensée d’André Bazin qui s’enthousiasme sur la profondeur de champ et le plan séquence, défini par ce dernier comme marque de la modernité au cinéma. Cette défense d’un langage classique réapparaît en décembre 1956 avec  Montage, mon beau souci qui figure dans le même dossier sur le montage que Montage interdit d’André Bazin. De 1956 à 1959, dans les Cahiers du cinéma, mais également dans les pages de l’hebdomadaire Arts, Godard livre ses grands textes sur Frank Tashlin, Alfred Hitchcock, Nicholas Ray, Ingmar Bergman, Anthony Mann, Douglas Sirk, Fritz Lang, Boris Barnet, Roberto Rossellini, Jean Renoir et Jean Rouch. Il aime ce qu’il appelle « l’art et la théorie de l’art », un cinéma qui montre, et qui s’interroge sur lui-même.

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